Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a publié le 8 octobre 2018 un rapport de 400 pages exposant les conséquences d’un réchauffement des températures au-delà de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Celui-ci avait été commandé aux scientifiques lors de la conférence des Nations unies de décembre 2015 en France (COP 21).

« Toute augmentation supplémentaire de la température, aussi minime soit-elle, a son importance, d’autant plus qu’un réchauffement de 1,5 ºC ou plus augmentera le risque associé à des changements pérennes ou irréversibles, tels que la disparition de certains écosystèmes », a ajouté Hans-Otto Pörtner, coprésident du Groupe de travail II du GIEC.

Exemples de conséquences : Si le réchauffement était limité à 1,5 ºC, le niveau de la mer à l’échelle de la planète d’ici à 2100 serait inférieur de 10 cm à celui qui risquerait d’être enregistré s’il était limité à 2 °C. Avec un réchauffement de 1,5 °C, 70 à 90 % des récifs coralliens disparaîtraient, alors qu’avec un réchauffement de 2 °C, la quasi-totalité serait anéantie.

Selon les experts, la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C nécessiterait des transitions «rapides et de grande envergure» dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’énergie, de l’industrie, du bâtiment, du transport et de l’urbanisme.

Pour lire le « résumé à l’intention des décideurs politiques » (en anglais).
Pour lire le rapport complet sur le site du Giec (en anglais)