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dans les coulisses, les énergies renouvelables contre le CSC et le CDR

photo par véterzy chéri Unsplash

Le résumé pour les politiques du dernier rapport du GIEC négocie depuis 1 semaine

(Rinnovabili.it) – Dans les coulisses de ladernier rapport du GIEC il y a eu une bataille féroce sur le rôle des technologies dans l’atténuation de la crise climatique. Et les pays qui veulent sauver leurs industries pétrolières et gazières se sont ralliés, pour la énième fois, autour du élimination du CO2 de l’air (élimination du dioxyde de carbone, CDR) et surtout à Captage et stockage du CO2 (Carbon Capture and Storage, CCS).

C’est ce qui ressort de rapport des négociations parmi près de 200 pays réunis à Interlaken, en Suisse, pour approuver le résumé à l’intention des décideurs du rapport de synthèse, l’aboutissement de la dernière série de rapports du GIEC publiés entre 2021 et l’année dernière. Si les rapports sont préparés exclusivement par des climatologues, le résumé pour les politiques doit être approuvé textuellement par les délégués nationaux car c’est la partie qui influence le plus la politiques environnementales. Et l’enjeu est de pouvoir déposer le texte pour défendre les technologies sur lesquelles vous souhaitez vous concentrer.

Riyad et la Chine tentent de renflouer le CSC et le CDR dans le dernier rapport du GIEC

D’après le compte rendu de la séance, le bras de fer a eu lieu entre certains pays européens et une patrouille d’États dirigée par l’Arabie saoudite. Des discussions qui ont traîné bien au-delà de l’échéance fixée pour les négociations, allongeant encore la réunion de 48 heures.

Le Danemark, ainsi que le Royaume-Uni, le Luxembourg et la Suède, ont suggéré de préciser réduction des coûts des batteries solaires, éoliennes et lithium-ion ces dernières années, notant que leurs coûts unitaires ont baissé encore plus que prévu. A l’appui de cette position également l’intervention de la délégation des Bahamas, qui a demandé de préciser que ces tendances ne s’appliquent qu’à certaines options et non, par exemple, au CCS.

Ici, Riad est intervenu rapidement. Pour l’Arabie saoudite, le dernier rapport du GIEC visait plutôt à souligner que le CDR et d’autres technologies clés sont « en effet inévitable ». La réponse européenne a été une demande d’insertion d’une ligne à ce sujet « dans de nombreuses régions, l’électricité produite par le photovoltaïque et l’éolien est désormais moins chère que celle produite par les énergies fossiles ». L’Arabie saoudite s’est vivement opposée à l’inclusion de la phrase. Mais perdu : le dernier paragraphe ne mentionne pas CDR ou CCS.

En effet, une note de bas de page rappelle que le CSC n’est pas une technologie mature. « La mise en œuvre du CSC se heurte actuellement à des obstacles technologiques, économiques, institutionnels, éco-environnementaux et socio-culturels. Actuellement, les taux mondiaux de propagation du CSC sont bien inférieurs à ceux prédits par les voies modélisées qui limitent le réchauffement climatique à 1,5°C – 2°C., lit le dernier rapport du GIEC. Tandis qu’un sort différent s’abattait sur la CDR. Toujours à la demande pressante de Riyad et de la Chine, à la page 20 du rapport, nous lisons que cette technologie « sera nécessaire pour atteindre des émissions nettes négatives de CO2 ».

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