ponte sullo stretto di messina

Pont sur le détroit : le coût des matériaux pourrait compromettre l’avenir du projet

Photo de Denis Nevozhai sur Unsplash

Reeds : « Le pont sur le détroit est un élément indispensable pour l’infrastructure du pays »

(Rinnovabili.it) – Les travaux se poursuivent dans les commissions de l’environnement et des transports de la Chambre sur le projet de loi de conversion du décret législatif 35/2023 consacré à la construction du pont sur le détroit de Messine. Les deux factions opposées de ceux qui disent « oui » au pont et les plus sceptiques et craignant que l’œuvre ne puisse représenter qu’un énième travail inachevé se dessinent de plus en plus clairement. Pourtant, les deux positions s’accordent sur le thème des infrastructures du Sud qui devraient desservir le pont fatidique de Messine.

« L’utilité du pont sur le détroit de Messine sera maximale s’il est effectivement accompagné de mesures visant à améliorer l’efficacité des réseaux de transport dans tout le Sud, qui sont encore très éloignés des normes minimales présentes dans d’autres régions italiennes, et de mesures étendues sur tout le territoire, ce qui peut rendre cette région du pays vraiment compétitive », commente la vice-présidente de l’ANCE Michele Pizzarotti entendue lors de l’audience à la Chambre.

« Pour cette raison, il est important de garantir des ressources adéquates pour combler le déficit d’infrastructures dans le Sud, à travers le financement des travaux prioritaires et des travaux ordinaires qui, en Sicile et en Calabre en particulier, sont absolument et urgemment nécessaires.ty ».

Un engagement financier conséquent

Selon Ance, la construction du pont sur le détroit nécessitera un engagement financier très important qui devra être couvert de manière adéquate dans la prochaine loi de finances. Le coût des travaux peut être lu dans l’Annexe Infrastructures du DEF 2023 : environ 13,5 milliards d’euros d’investissements totaux, auxquels s’ajouteront 1,1 milliard pour des travaux ferroviaires complémentaires, en plus des travaux routiers à moindre impact économique.

Cependant, pour l’Association des constructeurs, les compétences de l’industrie italienne sont une garantie suffisante pour réaliser les travaux selon une durabilité maximale et les normes techniques et environnementales les plus élevées. Bref, une intervention, celle du pont sur le détroit, à interpréter « comme un véritable défi d’ingénierie extrêmement complexe ».

Cependant, les investissements dans les infrastructures du Sud sont indispensables

Pour générer un bénéfice, la construction du pont sur le détroit doit cependant s’accompagner d’une restructuration valable du réseau d’infrastructures de la Calabre, de la Sicile et plus généralement du Sud. Le PNRR, comme le souligne l’Ance, a lancé un important plan de revitalisation des infrastructures qui prévoit environ 108 milliards d’euros d’investissements en travaux de toutes dimensions (voies ferrées, écoles, entretien des terrains, etc.). « Celui italien est le plus grand plan d’infrastructure, financé par le plan de relance, en cours en Europe. Qu’il suffise de dire que le plan d’infrastructures contenu dans le PNRR italien vaut plus que la somme de ceux envisagés dans les plans de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne ». commentaire Pizzarotti. Une partie du plan sera allouée aux infrastructures du Sud avec un investissement d’environ 45 milliards d’euros, dont 12 milliards en faveur du réseau ferroviaire »dont le retard est au rendez-vous : seulement 49 km de voies ferrées au Sud pour 1 000 km2 de surface, contre 63 au Nord et 56 au Centre ». RTout aussi négatif est le bilan des grands réseaux autoroutiers : pour 1 000 km2 de surface, il y a 18 km de réseau autoroutier, contre 30 au Nord et 20 au Centre. Et il en va de même pour les infrastructures hydrauliques. Pour les roseaux »la priorité doit être de combler le déficit infrastructurel qui sépare le Sud du reste du pays et de l’Europe, dans une perspective d’intégration et de développement ».

Ce n’est qu’en améliorant le contexte, selon les constructeurs, que le pont sur le détroit deviendrait un élément fondamental.

Lire aussi Oui des Génies au pont sur le détroit : « Un défi que nous pouvons gagner »

Le problème des matériaux coûteux

Cependant, il existe de vrais problèmes extrêmement actuels qui nécessitent une réponse claire du Gouvernement, pour éviter que le Plan d’Infrastructures du PNRR n’échoue.

Le premier est inévitablement le paiement du coût des matériaux par le ministère de l’Infrastructure. « Les hausses exceptionnelles des prix des matières premières et des produits énergétiques, apparues à partir de fin 2020 et exacerbées avec le déclenchement de la guerre en Ukraine, ont entraîné un report des calendriers d’investissement du PNRR. Les augmentations enregistrées ces deux dernières années sont en moyenne de 35/40% ». Les ressources du MIT sont restées en grande partie sur papier alors que les paiements du second semestre 2021 sont toujours attendus, « inutilement bloqués » et le milliard d’euros pour le coût des matériaux pour 2022.

Le deuxième problème à résoudre selon Ance est la émission de garanties. « Pour aggraver la situation financière des entreprises de construction ont en effet ajouté difficultés à obtenir les garanties nécessaires pour participer aux appels d’offres et percevoir l’avance contractuelle. Les institutions bancaires et d’assurances se sont fortement contractées pour émettre des sociétés disposant des garanties nécessaires à la participation et surtout à l’exécution des marchés publics, ainsi qu’au décaissement des avances contractuelles. Cela met en péril la mise en œuvre du PNRR. Il conviendrait donc d’envisager la possibilité pour SACE de recourir à des réassureurs et contre-garants du marché privé pour optimiser la gestion des risques et assurer une plus large capacité de garantie ».

A lire également