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Publication des données Istat sur l’économie et l’environnement

Photo de Mohamed Hassan de Pixabay

(Rinnovabili.it) – Istat a publié les données des principaux indicateurs sur l’économie et l’environnement pour la période biennale 2018-2020. Le document souligne la relation entre la crise engendrée par la pandémie de Covid19 et une contraction de la pression économique sur les indicateurs environnementaux, qui diminue de 9% en même temps que le PIB, lui aussi en baisse de 9%. Les dépenses pour la protection de l’environnement sont restées stables à 43 milliards, tandis que la consommation d’énergie a diminué, avec 6,5 millions de térajoules, en baisse de 8,8 points de pourcentage.

En 2020, nous avons produit 392 millions de tonnes d’émissions qui modifient le climat, soit 10,2 % de moins que les années précédentes, et nous avons consommé 7,7 % de matériaux en moins.

Les taxes environnementales ont diminué de 13,5%, de même que la valeur des biens et services produits pour la protection de l’environnement qui a au contraire diminué de 3,8% (104 milliards).

La pandémie a réduit la pression de l’économie sur l’environnement

L’Institut statistique a souligné la relation entre la propagation du Covid19 et les données sur l’économie et l’environnement : « Les effets de la crise pandémique de 2020 et les mesures adoptées pour la contrer peuvent être lus en termes de dynamique de la relation entre l’économie et l’environnement ». Les relations entre l’économie et l’environnement sont définies comme des « comptes satellites », et le rapport Istat montre qu’en 2020 les principaux indicateurs de pression sur ce dernier ont diminué avec l’urgence sanitaire : une baisse comparable au même ordre de grandeur que la contraction économique générale.

Si la consommation d’énergie des unités résidentes a baissé pratiquement en même temps que le PIB (8,8% la première, 9% la seconde), le gel des activités de production a au contraire entraîné une baisse des émissions (10,2%) et de la consommation de matière (-7,7%).

Le secteur des services est celui qui a perdu le plus de points tant en termes de consommation d’énergie (-13,2%) que d’émissions (-16,5%), conséquences du blocage des activités les plus polluantes comme le transport aérien, mais des activités comme la santé et l’assistance sociale (+16 % de consommation d’énergie, +13,5 % d’émissions) et, en général, l’administration publique (+9,9 % de consommation d’énergie, +20,2 % d’émissions).

Avec la baisse de la consommation, les recettes fiscales des ménages et des entreprises chutent également, perdant 13,5 points de pourcentage, ainsi que le secteur des biens et services environnementaux, qui perd 3 % de valeur ajoutée à l’économie mais croît en termes d’incidence sur le PIB : alors que en 2019, il était de 2,3 %, en 2020, il était de 2,5 %. Les ressources investies dans la protection de l’environnement par les ménages, les entreprises et l’administration n’ont subi qu’une très légère baisse de 0,02 %, tandis que le poids de ces dépenses dans le PIB est passé de 2,4 à 2,6 %.

Le document peut être consulté et téléchargé gratuitement sur le site de l’Istat.

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