A quoi ressemblera demain la carte mondiale des vins ? Avec le réchauffement climatique, des études projettent la disparition d’une partie du vignoble français, au profit de l’Angleterre ou de l’Allemagne devenant des territoires plus propices à la culture de la vigne. Dans les faits, rien n’est joué. Des viticulteurs français, avec l’appui de scientifiques, expérimentent des alternatives pour faire mentir ces prévisions pessimistes. Basta ! est allé à la rencontre de paysans vignerons qui relancent des cépages anciens, adaptés au terroir et résistants aux aléas climatiques.

Le réchauffement climatique va-t-il éradiquer une partie des vins français ? La moitié des vignobles actuels pourraient disparaître à l’horizon 2050, à cause du changement climatique et de la raréfaction de la ressource en eau, selon une étude américaine publiée en 2013. Ce scénario catastrophe signerait l’acte de décès de la plus grande partie du vignoble situé au sud de l’Hexagone : le Bordelais, le Languedoc-Roussillon, la vallée du Rhône et la Provence sont particulièrement menacés. À l’inverse, certaines régions au climat peu propice à la culture de la vigne aujourd’hui, pourraient devenir productrices de vin, à l’image de l’Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas, une partie du sud de la Suède ou encore de l’Allemagne.

A travers la viticulture se profilent des enjeux économiques et sociaux énormes. Deuxième producteur mondial de vin derrière l’Italie (en volume), la France est aussi le premier exportateur mondial (en valeur). La filière« viti-vinicole » (raisin et vin) française emploie 142 000 viticulteurs auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers d’emplois de négociants, de saisonniers, ou encore de sommeliers et de cavistes… Ce scénario catastrophe n’est pas inéluctable. La nouvelle carte mondiale des vins à l’heure du réchauffement, à l’horizon 2050, n’est pas encore dessinée. Localement, les professionnels, avec l’aide de scientifiques, tentent de s’adapter en modifiant leurs pratiques. Lire la suite sur Basta!