Bize-Minervois dans l’Aude, pendant les inondations du 15 octobre 2018. ©Mairie de Bize

Hydrologue à HydroSciences Montpellier, Yves Tramblay explique que l’intensification des pluies violentes n’entraîne pas forcément d’augmentation des crues dans tous les bassins mais pourraient causer plus de dégâts. ENTRETIEN

Face à des événements comme les inondations survenues dans l’Aude en octobre dernier, votre travail sur le lien entre catastrophe et réchauffement climatique s’est-il intensifié à HydroSciences ?

Yves Tramblay : Sur l’augmentation des risques naturels, on n’a pas forcément plus d’inondations, mais celles qui surviennent entraînent plus de dégâts qu’auparavant. Ce que nous observons, pour l’instant, c’est la hausse de la vulnérabilité face à des pluies extrêmes qui s’intensifient : de plus en plus de dommages, rapportés par les assurances par exemple, notamment dans les bassins urbains imperméabilisés avec des routes, des habitations. Il y a de plus en plus d’habitat dans des zones exposées, les réparations coûtent de plus en plus cher. Dans des bassins naturels ou agricoles, les sols ont tendance à être de plus en plus secs avec la hausse des températures et des épisodes de sécheresse. Des pluies qui deviennent plus fortes n’entraînent pas forcément des ruissellements plus importants en surface. Il faut bien distinguer les deux milieux : naturels, qui ont en théorie la capacité d’absorber l’eau surtout en conditions de sécheresse, et zones urbaines, où c’est l’inverse qui se produit.

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