Philippe Lecompagnon est éleveur laitier à Lolif, dans la Manche. © Aurore Chaillou/Revue Projet

Dans la Manche, les éleveurs de vaches laitières souffrent déjà des changements climatiques. Selon le type d’agriculture qu’ils pratiquent, conventionnelle ou biologique, les impacts ne sont pas les mêmes. Certains modifient leurs pratiques pour s’adapter. Expériences croisées de quatre exploitations.

« L’été dernier, une de mes génisses a pris un coup de soleil ! » Philippe Lecompagnon, éleveur laitier à Lolif, dans la Manche, n’en revient toujours pas. « Sa peau était rouge, avec des cloques. J’ai dû la mettre à l’abri pendant un mois et demi. » Alors quand on lui demande si le changement climatique a un impact sur sa ferme, il n’hésite pas : « Forcément ! » L’homme de 45 ans pratique une agriculture conventionnelle sur son exploitation de 95 hectares. Depuis le haut de sa ferme, on aperçoit Avranches en ombres chinoises, la monumentale église Notre-Dame-des-Champs et la basilique Saint-Gervais. Le lait de ses 120 vaches est transformé en camembert à Ducey, à quelques kilomètres.

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