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Le gouvernement déclare que 1,2% du territoire catalan est apte à l'installation d'énergies renouvelables

La Generalitat espère qu'en 2027 le Plan territorial sectoriel pour la mise en œuvre des énergies renouvelables en Catalogne (PLATER) entrera en vigueur, a expliqué lundi la ministre du Territoire, Sílvia Paneque. Le Département a présenté les résultats préliminaires de l'instrument de planification, qui seront communiqués aux conseils régionaux et aux municipalités et connaîtront une longue phase d'exposition publique l'année prochaine. Parmi eux, il faut consacrer 383 kilomètres carrés, soit 1,2% du territoire catalan, à l'installation de parcs éoliens et solaires terrestres (l'Empordà étant l'une des zones les plus disponibles), une offre qui devra être équilibrée avec le quota d'électricité qui sera attribué à chaque commune. « Tout le monde devra payer », expliquent des sources de Territorio.

« PLATER commence à avancer avec l'objectif de mettre en œuvre les énergies renouvelables de manière ordonnée et de faire avancer les objectifs de décarbonisation et de souveraineté énergétique », a déclaré Paneque avant de rencontrer des représentants du monde local. Le Gouvernement espère approuver le plan par décret afin qu'il entre en vigueur en 2027.

Les calculs du gouvernement catalan indiquent que 62 000 mégawatts (MW) sont nécessaires pour répondre à la demande d'énergie renouvelable de la Catalogne. La puissance installée dans des zones telles que les toits des panneaux photovoltaïques des bâtiments est de 14 000 MW. Pour calculer comment combler les 48 000 MW manquants d'ici 2050, le précédent gouvernement ERC a entamé le processus de conception d'un outil qui, prenant en compte jusqu'à 141 variables (paysage, agriculture, environnement et urbanisme, entre autres), permettrait d'évaluer la superficie de terres pouvant être utilisée pour accueillir des énergies renouvelables. Il cherche également à éviter une concentration massive et à préserver les terres à haute valeur agricole.

Chaque municipalité aura un objectif minimum de puissance installée et, comme l'a expliqué Paneque, déterminera également, grâce au plan, les zones spécifiques adaptées aux installations, même si ce seront les municipalités elles-mêmes qui décideront lesquelles elles utiliseront. Chaque commune pourra également, dès le départ, déduire de son quota correspondant l'électricité qu'elle produit déjà, par exemple grâce aux panneaux solaires installés dans les bâtiments publics.

Mais pour atteindre l'objectif de 2050, il faut utiliser les terres rurales et c'est là que le plan estime qu'il y a actuellement 314 kilomètres carrés disponibles pour les installations photovoltaïques (1% du territoire catalan) et 69 kilomètres carrés pour l'énergie éolienne (équivalent à 0,2%). Paneque a expliqué que les détails de la manière dont cette somme est distribuée par les municipalités seront communiqués ultérieurement, lorsque le plan aura été expliqué à tout le monde localement. La carte présentée aux conseils régionaux présente cependant des régions comme l'Empordà, La Noguera ou Terra Alta comme zones disponibles.

Le chiffre de 1,2% du territoire à utiliser pour l'installation est un chiffre inférieur aux 2,5% initialement fixés par la Prospective Énergétique de Catalogne 2050 (Proencat). Anna Camp, directrice de l'Institut catalan de l'énergie (ICAEN), a expliqué que le changement est dû au fait que la méthodologie de PLATER est beaucoup plus chirurgicale.

Paneque et le président de l'ICAEN ont souligné le rôle clé qu'ils veulent donner au monde municipal, non seulement dans la conception du Plan mais aussi dans son exécution. Ainsi, par exemple, trois mois seront accordés pour l'exposition publique et non les 45 jours requis, pour assurer la participation du territoire. Et, une fois en vigueur, les Mairies auront la marge pour accepter ou réduire les zones marquées pour les installations, en respectant toujours le quota de puissance attribué.

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