Que sait-on du macrocomplot de corruption qui affecterait plus de 50 parcs solaires et éoliens en Espagne
Une opération de la Garde civile a révélé un prétendu stratagème de corruption dans les installations solaires et éoliennes.
L'affaire commence à Teruel. De nombreux groupes environnementaux n'ont pas compris comment les autorités (gouvernements central et régionaux) avaient donné leur accord environnemental au dit Cluster Maestrazgo, le plus grand projet éolien du pays, malgré l'impact environnemental qu'il allait générer.
- L'enquête s'est étendue à 52 projets solaires et éoliens (dont 22 dans ce cluster) et a déjà conduit à l'arrestation de six personnes.
Il existe deux noms clés : l'homme d'affaires Fernando Samper, propriétaire de Forestalia, et Eugenio Domínguez, qui jusqu'en 2023 était directeur général adjoint de l'évaluation environnementale du ministère de la Transition écologique.
- La Garde civile a détecté que Domínguez et son épouse avaient acquis deux des sociétés qui composent le groupe Forestalia.
- Ces deux sociétés étaient, à leur tour, propriétaires d'une troisième société dans laquelle Forestalia versait des pots-de-vin à Domínguez pour la réalisation de ses projets.
- De plus, c'était également l'entreprise qui disposait du plus grand nombre de permis environnementaux du Gouvernement d'Aragon (celui chargé de les délivrer lorsqu'il s'agit de petits projets).
Et ce n'est pas le seul cas qui touche Domínguez… L'ancien haut fonctionnaire du ministère fait également l'objet d'une enquête pour l'octroi du permis environnemental pour la mégacentrale solaire d'Iberdrola à Alcántara (Cáceres).
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