Des cafards à la maison ou sur la terrasse ? Les trois conseils d'un expert pour les éliminer

Des cafards à la maison ou sur la terrasse ? Les trois conseils d'un expert pour les éliminer

Juillet arrive, la chaleur frappe et, quand on ouvre la terrasse le soir ou qu'on entre dans la cuisine et qu'on allume la lumière, le voilà : le cafard. Peu d’animaux sont capables de susciter, en si peu de temps, autant de dégoût, de méfiance et une formidable envie de déménager. Et la vérité est que ce n’est pas seulement une question d’esthétique : les blattes peuvent devenir un grave problème d’hygiène. En se déplaçant dans les égouts, les déchets et les restes organiques, ils peuvent facilement contaminer les surfaces et les aliments.

Pour cette même raison, mieux vaut éviter de les toucher à mains nues : le danger ne vient pas de l'insecte lui-même, mais du « tour » qu'il a fait avant d'atterrir dans votre cuisine ou votre salle de bain. De plus, leurs excréments, leur salive et les restes de leurs mues peuvent provoquer des allergies et des crises d'asthme chez les personnes sensibles.

Un problème d'hygiène

Cela dit, la vraie question est : quand devons-nous nous inquiéter ? Voir une seule blatte de figue en un éclair peut être un événement isolé : vous nettoyez la zone, vérifiez les points critiques et surveillez si elle réapparaît. Les choses changent si les observations sont fréquentes ou si de petites blattes commencent à apparaître. Dans ce cas, il ne s’agit probablement plus d’une visite fortuite, mais plutôt d’un nid à proximité duquel ils se propagent. Pour savoir comment agir, la première étape est de comprendre ce qu’ils recherchent.

Ce que nous appelons habituellement de manière générique blattes sont, en réalité, des blatidés : des insectes qui appartiennent à l'ordre des blatodeos. Cependant, tous n’ont pas la même signification lorsqu’ils apparaissent à l’intérieur d’une maison. Certaines espèces vivent principalement à l’extérieur et n’y pénètrent qu’occasionnellement ; D'autres, comme la blatte germanique (ou blonde), la blatte orientale (la blatte noire commune) ou la blatte américaine, sont beaucoup plus liées aux habitations, aux égouts, aux cuisines, aux salles de bain et aux zones humides.

C'est précisément chez ces derniers que le problème devient une question d'hygiène, car ils ne sont pas simplement « de passage » : ils sont capables de s'abriter, de se nourrir et de se reproduire très près de nous.

Avant de parler de remèdes maison, il convient de préciser un point : ces options contre les nuisibles n’ont de sens que si le problème est limité et localisé. Si des blattes apparaissent régulièrement, si vous en trouvez dans plusieurs pièces, si elles sont visibles en plein jour ou si l'infestation touche les sous-sols, les poubelles, les égouts et les parties communes de l'immeuble, il est préférable de contacter un technicien spécialisé. Dans ces cas-là, il ne suffit pas d’agir sur un seul étage : il faut identifier l’espèce, localiser l’origine et traiter le problème à la racine.

Ceci étant clarifié, nous nous retrouvons avec tous ces scénarios intermédiaires qui, en fait, sont les plus courants : un cafard aperçu très occasionnellement, un spécimen qui traîne autour de la terrasse ou une présence suspecte près de la salle de bain ou de la cuisine. Ici, les remèdes maison ont tout leur sens, non pas comme solution miracle, mais comme première ligne de défense : éliminer ce qui les attire, leur barrer la route et appliquer des astuces simples pour vérifier si le problème persiste.

Astuce 1 : faites attention à l’eau

Le premier conseil est de rendre la maison et la terrasse moins attrayantes. Les blattes ne recherchent pas seulement la « saleté », un mot générique qui sert souvent plus à nous culpabiliser qu'à comprendre le problème. Ce qu'ils recherchent avant tout, c'est de l'eau, de la nourriture et un abri, et ils les trouvent souvent précisément pendant la nuit, lorsque l'évier est mouillé, que le pot est plein, que le sac à déchets organiques est mal fermé ou que la gamelle du chien est encore par terre.

L’eau est le détail que l’on néglige le plus souvent. En terrasse, une soucoupe en pot qui reste pleine après l'arrosage peut être bien plus intéressante que quelques miettes. À l’intérieur de la maison, la même chose se produit avec une salle de bain mouillée ou un lavabo qui n’a pas séché. En effet, même si les blattes peuvent être très résistantes et que certaines espèces vivent même dans des milieux arides, celles que l'on trouve à la maison et en terrasse recherchent principalement des abris humides. Ce qui pour nous sont de simples détails domestiques, sont pour eux des points clés où boire et revenir encore et encore.

Il ne faut pas non plus imaginer la nourriture uniquement comme des miettes qui tombent sous la table. Beaucoup moins suffit à un cafard : une poêle non lavée, une assiette sale ou un peu de graisse près du poêle. De petits oublis qui, surtout la nuit, peuvent transformer une cuisine en un lieu qui, pour eux, vaut la peine d'y revenir.

Astuce 2 : Poudre de silice naturelle

Le deuxième conseil concerne les zones dans lesquelles ils entrent. Une maison ne peut pas être complètement étanche comme un laboratoire : il y a toujours des canalisations, des fissures et des points de contact avec l'extérieur. Il convient donc de commencer par les endroits où ils apparaissent le plus fréquemment et de vérifier où ils pourraient se faufiler ou se déplacer : l'espace autour des canalisations sous l'évier, une fissure dans la plinthe ou encore l'interstice sous la porte qui mène à la terrasse. Dans la mesure du possible, il est scellé ; Là où on ne peut pas le fermer, la terre de diatomées ou la poudre de silice naturelle sont très utiles.

C'est une poudre minérale naturelle obtenue à partir de restes fossiles de diatomées, algues microscopiques riches en silice. Il n'agit pas comme un poison chimique, mais comme un insecticide physique : il adhère au corps de l'insecte, endommageant la couche cireuse qui le protège de la perte d'eau et provoquant une déshydratation.

Appliquer simplement une couche très fine dans les zones de circulation sèches : fissures, plinthes, coins abrités, derrière les meubles ou sous l'évier (à condition qu'il n'y ait pas d'humidité). Lors de sa distribution, il suffit de prendre les précautions habituelles que l'on prendrait avec toute poudre fine : ne pas soulever inutilement la poussière et ne pas la respirer lors de l'application.

Bien sûr, il faut bien le choisir. Vous devez acheter de la terre de diatomées amorphe, adaptée à un usage domestique ou agricole ; C'est ce qui est vendu dans les jardineries, les coopératives agricoles ou les magasins en ligne (il est souvent également commercialisé comme produit pour les poulaillers). Évitez complètement la terre de diatomées pour les filtres de piscine, car elle subit un processus différent et ne convient pas à cet usage.

Astuce 3 : pièges faits maison

Le troisième conseil est de fabriquer un piège maison très efficace, utile à la fois pour capturer un spécimen en vrac et pour vérifier si les blattes continuent de passer par le même endroit. Vous pouvez utiliser un bocal en verre ou le fond d'une bouteille en plastique découpée, à condition qu'il ait des parois assez hautes.

Au fond, un appât est placé pour les attirer, comme un morceau de banane bien mûre ou un morceau de pain humidifié. Si le récipient est lisse à l'extérieur, vous devez recouvrir l'extérieur de ruban de masquage (ruban de papier) afin que les cafards puissent facilement grimper jusqu'au bord. Au contraire, la partie supérieure intérieure doit être imprégnée d'une fine couche de vaseline ou d'huile pour la rendre glissante : de cette façon, ils entreront, attirés par l'odeur, mais ne pourront pas remonter.

Le piège est préparé la nuit et placé aux endroits où ils ont été le plus fréquemment observés : près d'une porte, sous l'évier ou dans toute zone de passage abritée. Le matin, il est révisé. S'il reste vide plusieurs nuits de suite, il s'agit probablement d'une visite isolée. Si, en revanche, plusieurs tombent, cette zone vous donne des informations importantes et vous devez y prêter attention.

Ce n'est pas qu'une bouteille en plastique va résoudre l'infestation à elle seule, mais elle vous montre le chemin : c'est là qu'ils passent, c'est là qu'ils trouvent un trou et ils peuvent avoir de l'eau, de la nourriture ou un abri à proximité. Et c’est précisément à ces moments-là qu’il faut agir avant que chaque apparition nocturne ne se transforme en guerre au milieu de la maison.

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