Algue asiatique en Cantabrie : l’invasion bat un nouveau record

L’algue asiatique en Cantabrie accélère son expansion sur près de 50 plages et oblige à mettre en place un plan régional face à ses impacts écologiques, sur la pêche et le tourisme.

L’algue asiatique poursuit sa politique d’expansion invasive sur les côtes et les plages du nord de Cantabrie, et la preuve en est qu’elle est désormais présente sur près d’une cinquantaine de plages, selon les dernières observations effectuées par des experts.

Une progression rapide qui inquiète en raison des effets potentiels de sa présence sur les écosystèmes marins de la région, mais aussi sur l’activité de la pêche et sur le tourisme d’une zone très fréquentée. Face à cette réalité, les autorités régionales préparent un plan spécifique pour analyser son évolution, freiner sa propagation et atténuer ses impacts potentiels.

Algue asiatique invasive: un nouveau défi pour la gestion du littoral cantabrique

La Table régionale face à l’algue asiatique a constaté l’expansion de cette espèce (Rugulopteryx Okamurae) sur le littoral cantabrique, avec une incidence particulière sur les sables de Castro Urdiales, Noja, Ajo, Somo, Langre et Santander, et prévoit d’en retirer une quantité plus importante que celle de 2025.

Les données actualisées sur l’évolution de cette espèce ont été présentées lors de la deuxième réunion de la table, organisée par l’Institut d’Hydraulique Environnementale de Cantabrie (IHCantabria), au cours de laquelle ses membres ont également abordé de nouvelles orientations d’action et des partenariats pour faire face à ses impacts environnementaux et socioéconomiques.

Les résultats présentés, réalisés cette année sur près de 50 plages du littoral cantabrique, indiquent que cet exercice permettra de recueillir une plus grande quantité d’algue que l’an passé.

« À ce jour, la biomasse prélevée sur les placettes a été égalée au 15 septembre 2025 », ont déclaré des sources de la Direction générale de l’Environnement du Gouvernement de Cantabrie dans un communiqué de l’Université de Cantbrie.

Des données que les chercheurs de l’Institut Espagnol d’Océanographie (IEO-CSIC) et les techniciens de biodiversité marine du Ministère pour la Transition Écologique et le Défi Démographique (MITECO) ont également analysées.

Plan de diagnostic régional de la situation

Les résultats présentés, réalisés cette année sur près de 50 plages du littoral cantabrique, indiquent que cet exercice permettra de recueillir une plus grande quantité d’algue que l’an passé.

Dans ce contexte, l’IHCantabria et le Gouvernement de Cantabrie, via la Direction générale de l’Environnement, ont annoncé la réalisation d’un diagnostic régional sur l’invasion de cette espèce, pour lequel seront menées des campagnes de localisation spécifiques.

L’objectif est de pouvoir évaluer le risque de répartition de l’espèce et des échouages, en proposant des actions de surveillance et des propositions de développement d’un plan de gestion comme celles en place en Andalousie, à Melilla et en Galice, régions où l’algue est fortement présente.

La collaboration entre l’IHCantabria et le Gouvernement de Cantabrie prévoit également la réalisation d’études complémentaires pour aborder les éventuelles interactions avec d’autres espèces d’algues qui constituent des ressources naturelles d’importance économique dans cette communauté autonome.

Un exemple en est le Gelidium (caloca), sa saisonnalité et l’utilisation d’outils de télédétection pour son observation et sa surveillance. On prévoit de présenter les premiers résultats d’ici la fin de l’année.

Par ailleurs, l’IHCantabria a profité de la rencontre pour annoncer le démarrage du projet Eco-Rock qui vise à créer un écosystème d’innovation et à favoriser le transfert entre différentes régions côtières d’Espagne affectées par l’expansion de l’algue.

La Table régionale cantabrique face à l’algue asiatique est composée des directions générales de l’Environnement et du Changement Climatique, de la Pêche et de l’Alimentation, et du Tourisme et de l’Hôtellerie, de l’équipe biodiversité du Ministère pour la Transition Écologique et le Défi Démographique et de la Mairie de Noja.

Créée le 9 avril dernier, elle a pour objet la coordination de la gestion et la collaboration dans la recherche de solutions technologiques et innovantes pour faire face à ce défi socioéconomique et environnemental.

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