EL PAÍS

Clés pour comprendre un G20 marqué par les absences, les tensions et les ultimatums

Le sommet du G20 qui se tient ce week-end à Johannesburg est devenu un thermomètre du pouls mondial sur le type d’ordre qui devrait gouverner le monde.

Et que s'est-il passé ? La rencontre a été marquée par des absences stratégiques, des boycotts et des tensions ouvertes entre ceux qui défendent un multilatéralisme fondé sur des règles et ceux qui veulent le remplacer par une logique de force et d’intérêts immédiats.

Cinq clés pour comprendre les enjeux :

1. Un G20 transformé en champ de bataille politique. Johannesburg a mis en scène l’affrontement entre un système fondé sur des règles et un système guidé par des décisions unilatérales. Le multilatéralisme résiste, mais sous une pression croissante.

2. Des absences qui pèsent. Les chaises vides des États-Unis, de l’Arabie Saoudite et de l’Argentine, ajoutées au mépris de la Russie, reflètent une offensive visant à affaiblir le forum et rendre difficile toute déclaration commune.

3. Le plan de paix de Trump fait irruption lors du sommet. Trump a déclaré que sa proposition pour l’Ukraine « n’est pas définitive » et a donné à Zelensky un délai pour l’accepter. Les concessions sont profondes et l’Europe considère que le plan favorise Moscou.

4. Une résistance hétérogène. Les pays du Sud et d’Europe ont convergé pour tenter de sauver une déclaration commune.

5. Une déclaration minimale pour un système à la limite. Le texte final inclut des questions telles que la dette, le climat et les minéraux stratégiques, mais évite des engagements forts. L’absence de consensus et l’annonce d’un « retour à l’essentiel » du G20 sous la présidence américaine dessinent un avenir incertain pour le principal espace de coopération mondiale.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire ici.

A lire également