Sfruttamento fonti fossili: ormai è “incompatibile” con il target di 1,5°C

désormais « incompatible » avec l'objectif de 1,5°C

Exploitation des énergies fossiles : elle est désormais « incompatible » avec l'objectif de 1,5°C

Les seuls champs en production aujourd’hui généreront 4 fois plus d’émissions que ce que nous pouvons nous permettre.

(Rinnovabili.it) – Pour ne pas dépasser le seuil de 1,5 degrés il faut bloquer immédiatement l'exploration de nouveaux gisements fossiles, éviter d'accorder de nouvelles licences d'exploitation et fermer prématurément les 75 % des sites de pétrole, de gaz et de charbon actuellement en activité. Toute trajectoire différente nous amènera à épuiser, et rapidement, le budget carbone restant, c’est-à-dire la quantité d’émissions de CO2 que nous pouvons encore nous permettre avant de dépasser la limite fixée par l’Accord de Paris. Le exploitation des combustibles fossiles c'est incompatible avec Paris. C'est ce qu'affirme une étude publiée dans Communications naturelles qui a cartographié tous les gisements fossiles connus et évalué leur impact sur le climat à l'aide d'une série de critères environnementaux et sociaux.

Un atlas des priorités pour arrêter l'exploitation des énergies fossiles

Le résultat est un atlas mondial des sources fossiles que nous ne pouvons pas exploiter. La priorité pour bloquer l'exploitation des énergies fossiles est donnée aux gisements situés dans les zones socio-environnementales les plus sensibles de la planète. Espaces naturels protégés, zones prioritaires pour la conservation de la biodiversité, celles à forte densité d'espèces endémiques, mais aussi zones urbaines et territoires de populations autochtones en isolement volontaire.

Mais les « zones sans forage » ne se limitent pas à ces zones. L'étude, menée par l'Université de Barcelone, a calculé combien d'émissions de CO2 seraient générées par l'exploitation de tous les combustibles fossiles connus aujourd'hui et a comparé ces données avec le budget carbone qu'il nous reste avant de dépasser 1,5 degrés, dont une étude début 2023. définir un 250 milliards de tonnes équivalent CO2 (GtCO2eq) avoir seulement 50% de chances de rencontrer Paris. Un « trésor » que nous continuons de consommer à raison d’environ 41 GtCO2eq par an. Et nous en manquerons d’ici 2028 si nous ne changeons pas de cap.

Brûler toutes les sources fossiles connues aujourd'hui dans le monde – donc sans compter celles qui pourraient être découvertes grâce à de nouvelles explorations – revient à introduire dans l'atmosphère environ 10 000 GtCO2, calculent les auteurs. Une quantité 40 fois supérieur au budget carbone pour 1,5°C.

« En outre, la combustion des réserves des champs de pétrole et de gaz et des mines de charbon actuellement en production ou en construction émettra des émissions de CO2. 936 GtCO2, soit quatre fois plus que le budget carbone restant»notent les auteurs.

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