Intelligence artificielle, statistiques et « big data » : une révolution des données pour le développement durable

Intelligence artificielle, statistiques et « big data » : une révolution des données pour le développement durable

Toutes les décisions prises en matière de développement durable partagent un besoin : disposer de données de qualité, tant pour la planification que pour le suivi des politiques publiques. Cependant, à mi-chemin du chemin tracé pour atteindre les objectifs mondiaux d’ici 2030, en Amérique latine et dans les Caraïbes, il n’existe toujours pas suffisamment de données pour mesurer 25 % des objectifs fixés.

Ce qui précède montre que, malgré les énormes efforts qui ont été déployés dans la région pour respecter les lignes directrices de l’agenda convenu par la communauté internationale, les fractures numériques sont évidentes et il est encore plus facile d’être laissé pour compte dans un monde qui évolue à un rythme rapide. rapide inhabituel

C’est pourquoi il est temps d’exploiter de manière responsable toute la puissance des données, en concentrant les efforts sur les défis les plus urgents : le développement et la gestion de technologies fondamentales telles que l’intelligence artificielle ou l’amélioration des informations statistiques.

Le futur proche sera plein d’opportunités pour la région d’influencer les futures décisions politiques au niveau mondial : Trinité-et-Tobago, par exemple, assure la présidence de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Chili celle du Conseil économique et social (ECOSOC), tandis que Le Brésil assurera la présidence du G20 et la Colombie accueillera le Forum mondial des données. Ces espaces seront essentiels pour aligner les politiques de transformation numérique et les orienter vers le renforcement des Offices Nationaux de Statistique (ONE), qui permettent de suivre les données de développement et de créer, à partir d’elles, des politiques publiques qui répondent aux besoins les plus urgents.

Toutefois, les postes de direction ne suffisent pas. Comment alors naviguer dans ce panorama et profiter de l’instant présent ? Le premier effort des pays doit viser à donner un nouvel élan à la révolution des données, à s’entendre sur une vision de ce que signifie son succès et à redoubler d’investissements pour produire des informations plus nombreuses et de meilleure qualité, notamment sur les questions de changement climatique, d’égalité des sexes et de réduction de la pauvreté. Il est inacceptable qu’actuellement, seul un pays sur cinq dispose de données sur le changement climatique et que moins de la moitié puisse mesurer les progrès en matière d’égalité des sexes.

Si nous parvenons à naviguer de manière efficace et éthique dans cette intersection entre technologie et durabilité, en combinant des écosystèmes de données robustes, des technologies émergentes et des partenariats inclusifs, nous pourrions ouvrir la voie à un avenir plus vert et plus durable pour notre région. Résister à cela, ce serait se condamner à ne pas surmonter les défis posés et à ne pas être en mesure de combler les écarts qui entravent la transformation sociale, le suivi et l’accélération des objectifs convenus.

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