EL PAÍS

La réutilisation de l'eau et les investissements dans les infrastructures marquent le débat du sommet franco-chilien

La nécessité de renforcer la collaboration entre l'État et les entreprises pour accélérer les investissements et développer les infrastructures stratégiques a marqué le Sommet des affaires France-Chili 2026, organisé par la Chambre franco-chilienne de commerce et d'industrie. Au cours de la réunion, les représentants des secteurs public et privé ont convenu que la certitude, la confiance et la coordination réglementaires sont des conditions nécessaires pour améliorer la compétitivité du pays.

L'activité a réuni des autorités, des dirigeants et des spécialistes pour aborder des sujets tels que la transition énergétique, la mobilité, la logistique, le financement et les infrastructures, dans un contexte marqué par le ralentissement économique, le changement climatique et la nécessité de renforcer la capacité d'investissement.

De l'assainissement des eaux usées à l'agrandissement de l'aéroport en passant par l'exploitation des services associés aux infrastructures publiques, tels étaient quelques-uns des nombreux sujets abordés lors du sommet. L'un des panels était consacré au rôle des partenariats public-privé dans le développement des infrastructures critiques, telles que les systèmes de santé, les aéroports et autres services essentiels.

Les participants ont souligné que ce modèle de collaboration a permis l'exécution de projets pertinents pour le pays et ont proposé qu'il sera nécessaire de le renforcer pour répondre aux nouvelles demandes dérivées de la croissance urbaine et de la crise climatique.

A l'occasion, Cristián Schwerter, directeur de Planification, Ingénierie et Construction d'Aguas Andinas, a souligné l'expérience du secteur de la santé. « L’État a invité le secteur privé à relever un défi : l’assainissement des eaux usées qui n’étaient pas traitées dans notre pays, et le secteur privé l’a plus que relevé et en un temps record. »

Dans le même esprit, Xavier Hurstel, directeur des Relations économiques et internationales du Groupe ADP, a souligné l'importance de la confiance entre les deux acteurs. « C'est un mariage : il requiert avant tout de la confiance. Si un gouvernement ne fait pas confiance à son partenaire privé, il ne doit pas promouvoir une alliance public-privé ; et si le secteur privé ne fait pas confiance à l'État, il ne doit pas non plus le faire. La confiance nécessite le respect mutuel et la capacité de trouver des équilibres. »

Retour Maipo

Au cours de la réunion, Aguas Andinas a présenté les avancées du Retorno Maipo, un projet qui propose la réutilisation des eaux usées traitées pour renforcer la sécurité hydrique de la région métropolitaine.

L'initiative envisage de renvoyer l'eau traitée vers la rivière Maipo à des fins agricoles en période de sécheresse extrême, dans le but de contribuer à l'approvisionnement futur en eau potable de Santiago.

À propos de cette initiative, Schwerter a souligné : « Nous sommes dans un pays soumis à l'un des niveaux de stress hydrique les plus élevés au monde. Pour faire face à cette vulnérabilité climatique, Aguas Andinas promeut plusieurs projets, parmi lesquels l'un des plus pertinents est Retorno Maipo.

L'exécutif a ajouté que ces types de projets montrent comment la collaboration entre les secteurs public et privé peut contribuer à renforcer la résilience de l'eau face aux effets du changement climatique.

La journée s'est terminée par un appel à consolider les mécanismes de coopération permettant la continuité des projets à long terme, notamment dans les domaines liés aux infrastructures, aux services de base et à l'adaptation climatique.

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