La transition garantit que seulement 5 % du pétrole et 2 % du gaz consommés par l’Espagne transitent par le détroit d’Ormuz
La troisième vice-présidente et ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen, a envoyé un message de calme ce lundi en déclarant que seuls 5% du pétrole et 2% du gaz consommés par le pays transitent par le détroit d'Ormuz. Ce canal, par lequel circule 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) et du pétrole consommés dans le monde, est sous le feu des projecteurs après que l'Iran a menacé de le fermer en réponse à l'offensive des États-Unis et d'Israël, qui a déjà fait plus de 600 morts, dont 555 rien qu'en Iran, selon les informations du Croissant-Rouge ce lundi.
L'Espagne, qui a condamné l'attaque contre la République islamique, a déclaré par la voix du chef de la Transition écologique que l'approvisionnement énergétique du pays est « largement diversifié » et que cette situation démontre « la vulnérabilité qu'implique la dépendance énergétique étrangère ». Dans ce contexte, selon Aagesen, « cela démontre la vulnérabilité que représente la dépendance énergétique étrangère pour l'économie et que le pari espagnol et européen est le plus réussi ». En ce sens, il a jugé nécessaire de « continuer à accélérer la réduction de cette dépendance, en remplaçant les fossiles importés par des énergies renouvelables indigènes et en faisant clairement progresser l'électrification de l'ensemble de l'économie, tant espagnole qu'européenne ».
De même, il a déclaré que le gouvernement espagnol coordonne avec « ses partenaires dans le cadre européen et également au sein de l'Agence internationale de l'énergie, surveillant la situation et, si cela est jugé nécessaire, des mesures pourront également être appliquées ».
L'éclatement du conflit, qui a déjà entraîné la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et d'une bonne partie de la direction du gouvernement de ce pays, a impacté le baril de pétrole Brent, une référence en Europe, avec une hausse de plus de 7% à midi en Espagne, au-dessus de 78 dollars le baril.
L'énergéticien Repsol, qui a déjà bénéficié de l'attaque américaine contre le Venezuela en janvier en raison de la réouverture des marchés occidentaux au pétrole brut vénézuélien, a encore progressé en Bourse ce lundi de plus de 4% à mi-séance.
