L’Alliance Zéro Déchet pointe du doigt les gouvernements et les entreprises : les lois sur les déchets doivent être respectées

L’Alliance Zéro Déchet propose la mise en œuvre de 10 mesures visant à réduire les déchets et à protéger la santé des personnes, parmi lesquelles figurent : plus de réutilisation et de réparation, moins d’emballages exagérés et des contrôles efficaces qui empêchent que les obligations environnementales ne restent qu’un simple papier mouillé.

L’Alliance Zéro Déchet exige que les lois relatives aux déchets soient respectées

L’Alliance Zéro Déchet réclame l’application de 10 mesures afin que la prochaine législature réduise les déchets, stimule la réutilisation et protège la santé de chacun. Son appel met en évidence une contradiction politique : des obligations environnementales qui servent à peu de chose si leur mise en œuvre n’est pas surveillée et s’il n’y a pas de conséquences pour ceux qui les enfreignent.

Le document a été diffusé par Amis de la Terre et exige des responsabilités envers les administrations et les entreprises. Parmi ses priorités figurent prévenir l’emploi d’emballages inutiles, faciliter des alternatives réutilisables, renforcer le contrôle pour éviter les substances dangereuses et rendre la réparation plus accessible, ainsi que publier les résultats et sanctionner les infractions.

L’Alliance Zéro Déchet a formulé une exigence très cohérente : il faut changer les conditions de production et de consommation, car les citoyennes et les citoyens ont besoin d’options qui soient durables et abordables. Il ne faut pas demander au peuple d’accepter un engagement environnemental lorsque la réparation est extrêmement difficile ou lorsqu’il n’existe pas d’alternatives proches et viables pour réutiliser.

Prévenir les déchets exige d’agir avant l’apparition des déchets

L’Alliance Zéro Déchet place la réutilisation et la prévention comme les éléments les plus marquants de sa proposition de 10 points. Elle réclame qu’il faut lutter contre le sur-emballage, favoriser la vente en vrac, l’utilisation d’emballages réutilisables et le remplissage et qu’il faut disposer d’un financement suffisant et d’un soutien au petit commerce. Elle demande également que des inspections soient réalisées pour éviter les substances dangereuses, notamment dans les emballages alimentaires.

La logique environnementale oblige à regarder le produit avant qu’il ne soit jeté. Concevoir pour durer, utiliser moins de matière et permettre des usages répétés modifie le problème dès son origine. Une politique centrée exclusivement sur la collecte des déchets arrive alors qu’une partie de la consommation de ressources a déjà eu lieu.

L’Espagne dispose d’objectifs légaux concrets. L’article 17 de la Loi 7/2022 est celui qui prévoit de réduire en poids les déchets générés d’un 13% en 2025 et de 15% en 2030, par rapport à 2010. Ce sont des objectifs de prévention; non des pourcentages de recyclage ni des réductions démontrées par leur adoption.

Le gouvernement, les communautés autonomes et les entités locales doivent expliquer leurs compétences, leurs actions et leurs résultats. Le contrôle nécessite des données comparables et des périodes définies pour distinguer une amélioration réelle d’un bilan construit sur des indicateurs incomplets.

Réparer doit être une option accessible, non une course d’obstacles

L’Alliance Zéro Déchet réclame des incitations, des pièces de rechange et un soutien aux réparateurs indépendants. L’approche se rattache aux normes européennes sur la réparation, conçues pour favoriser des produits durables et réduire les déchets. Sa mise en œuvre doit se traduire par des services utilisables, avec des informations claires sur les prix et les conditions.

Le cadre européen prévoit que les fabricants réparent, à la demande du consommateur, des produits soumis à des exigences spécifiques de réparabilité, sauf lorsque cela s’avère impossible. Il inclut des exemples tels que les lave-linge, les aspirateurs ou les téléphones portables. Il n’établit pas une obligation uniforme pour tout article vendu : l’étendue dépend des biens et des normes applicables.

Il prévoit également des réparations gratuites ou à un prix raisonnable et réalisées dans un délai raisonnable. L’accès aux pièces doit accompagner cet objectif, évitant que la possibilité théorique de réparation ne disparaisse face à des obstacles pratiques. La priorité publique devrait être celle d’éliminer les obstacles avérés. Les campagnes de sensibilisation perdent de leur efficacité si le consommateur ne peut accéder à des solutions concrètes lorsque un produit tombe en panne.

Plus d’inspection et de transparence: la responsabilité ne s’arrête pas à la vente

L’Alliance Zéro Déchet exige un contrôle et des responsabilités claires. Cette exigence doit se concrétiser par des procédures capables de détecter les manquements et de les corriger. Pour évaluer la politique environnementale, il est important de connaître ce qui est inspecté, comment les résultats sont vérifiés et quelles réponses et sanctions reçoivent les infractions avérées.

Les objectifs de gestion ne remplacent pas les objectifs de prévention. La Loi 7/2022 a fixé que d’ici 2025 au moins 55% en poids de préparation à la réutilisation et au recyclage des déchets municipaux grimperont à 60% en 2030. Réduire la génération et mieux gérer les déchets constituent des obligations distinctes qui doivent être évaluées séparément.

Un chiffre européen montre que, lorsque le consommateur choisit de réparer dans le cadre de la garantie, les nouvelles règles prévoient d’étendre d’au moins 12 mois la responsabilité du vendeur. Cette protection transforme la durée de vie en un droit concret. L’Alliance Zéro Déchet exige qu’on avance précisément vers cette économie où la durée de vie des produits est plus longue, qu’il existe des administrations qui surveillent le respect des normes et des entreprises qui se conforment et répondent.

A lire également