EL PAÍS

Libre mais suspecté : pourquoi les messages de l'UCO renforcent le siège de Cerdán

Le cas Cerdán secoue une fois de plus le PSOE en pleine tension interne. L'Unité Centrale Opérationnelle (UCO) de la Garde Civile a publié de nouveaux rapports qui placent l'ancien Secrétaire de l'Organisation au centre d'un prétendu complot de corruption lié aux récompenses publiques et à l'entreprise Servinabar.

Qu’est-ce que ce nouvel épisode a déclenché ? Le rapport était connu juste avant sa sortie de prison. Le juge d'instruction soutient qu'il ouvre de nouvelles pistes d'enquête et renforce les preuves avec des photos et des messages qui le compromettent.

Pourquoi l'UCO le voit-il en haut de l'intrigue ? Les agents s'appuient sur trois piliers :

  • Un éventuel contrôle de Servinabar.
  • Son rôle de liaison entre Acciona et le ministère des Transports.
  • Et l’existence, pour la première fois, d’un flux d’argent vers lui et son environnement.

Le poids des messages. L'enquête s'appuie sur des conversations qui, selon l'UCO, révèlent des rencontres discrètes, des avertissements internes et des inquiétudes dans son entourage le plus proche.

Les phrases qui l'engagent le plus. Les rapports incluent des messages qui relient les différentes étapes de l'affaire : « C'est clair pour l'instant », « si nous ne pouvons faire entrer personne, rien ne sera possible », « nous vous considérons comme nos yeux et nos oreilles », « 500 billets », « de parti en parti dépensant l'argent » ou « le mieux est que vous m'asseyiez avec les Navarrais ».

Ferraz tente de refermer la crise… mais la blessure reste ouverte. Le PSOE et le gouvernement insistent sur le fait qu’ils ont rompu avec lui – et avant cela avec Ábalos – dès qu’ils ont eu connaissance des soupçons. Le rapport a néanmoins réactivé les craintes internes et le sentiment que l'affaire a encore du chemin à parcourir.

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