La violence numérique n’est pas virtuelle, elle est réelle. Amanda Todd l'a dit avant de mourir
Il n'y a pas de coups ni de cris, mais ça fait quand même mal. La violence numérique s'infiltre dans la vie, elle se répète à chaque fois qu'une image circule à nouveau et laisse des blessures qu'on ne voit pas. Amanda Todd l'a raconté avant de mourir, et son histoire continue de nous rappeler que la violence numérique est aussi réelle que la violence physique.
Qui était Amanda Todd ? C'était une jeune Canadienne qui a subi du harcèlement, du chantage et de l'humiliation sur Internet pendant des années.
- Elle a décidé de le raconter dans une vidéo YouTube, montrant des cartes dans lesquelles elle décrivait comment un homme l'avait extorquée.
- Un mois après sa publication, le 10 octobre 2012, il s'est suicidé.
Pourquoi est-il encore difficile de reconnaître les dommages numériques ? Car l’idée selon laquelle le numérique est « moins réel » que la vie persiste. Cette déconnexion fait que de nombreuses victimes ne sont pas prises au sérieux par leur entourage, la police ou la justice.
Quel rôle ont les plateformes technologiques ? Ils font partie du problème. Selon l'avocate Laia Serra, Meta, X (anciennement Twitter) ou TikTok répondent tardivement ou ne donnent même pas suite aux demandes judiciaires de suppression de contenus intimes.
Et les algorithmes ? Ils sont également responsables de ces dégâts. Les chercheurs parlent de « violence à but lucratif », un modèle dans lequel les images partagées sans consentement augmentent le trafic et, avec lui, les profits. Ce qui commence comme une agression finit par alimenter un système qui transforme la douleur en business.
©Photo: Jiec
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