Marcelino brise sa malédiction à San Mamés et Villarreal renverse l'Athletic

Marcelino brise sa malédiction à San Mamés et Villarreal renverse l'Athletic

Le retour de Marcelino García Toral à San Mamés n'a pas permis de faire des concessions à la nostalgie. Là où il y avait de l'affection et de la mémoire récentes, l'entraîneur asturien a cette fois imposé un exercice de pragmatisme qui a fini par désarmer l'Athletic Club. Il n'y avait jamais gagné en tant que visiteur. Il l'a fait maintenant, avec autorité, à la tête d'un Villarreal qui consolide de la meilleure des manières sa troisième position au classement.

1

Unai Simón, Dani Vivian, Yuri Berchiche, Aymeric Laporte, Íñigo Lekue (Andoni Gorosabel, min. 45), Íñigo Ruíz de Galarreta (Alejandro Rego, min. 65), Oihan Sancet (Alex Berenguer, min. 65), Iñaki Williams (Nico Serrano, min. 81), Mikel Jauregizar, Nico Williams (Robert Navarro, min. 65) et Gorka Guruzeta

2

Luiz Júnior, Santiago Mouriño, Pau Navarro (Rafa Marín, min. 45), Sergi Cardona, Renato Veiga, Alfon González (Nicolas Pépé, min. 68), Pape Gueye (Dani Parejo, min. 81), Tajon Buchanan (Alberto Moleiro, min. 77), Santi Comesaña, Tani Oluwaseyi (Georges Mikautadze, min. 68) et Gérard Moreno

Objectifs
0-1 min. 25 : Sergi Cardona. 0-2 minutes. 49 : Alfon. 1-2 minutes. 83 : Guruzeta

Arbitre José Luis Guzmán Mansilla

cartons jaunes

Pau Navarro (min. 18), Comesaña (min. 74), Tajon Buchanan (min. 76), Gorosabel (min. 90), Guruzeta (min. 90)

Le jeu était presque expliqué avant la pause. Dans un scénario de pression avancée et de rythme élevé, Villarreal a trouvé la clarté là où l'Athletic accumulait du bruit. Le premier avantage est né d'une transition précise, presque pédagogique, dans laquelle chaque passe désactivait une ligne de pression. Cardona a profité d'une bonne passe d'Oluwaseyi et a conclu l'action chorale avec un tir délicat, plus un geste technique qu'un tir, suffisant pour battre Simón.

Le deuxième coup a été un peu accidentel et a entraîné de nombreuses punitions. Dans le temps additionnel de la première mi-temps, une erreur d'Iñigo Lekue a permis à Alfon de parcourir seul la dernière ligne droite jusqu'à Unai Simón. Il n'y avait aucune résistance ni possibilité de réaction : le score de 0-2 a scellé une première mi-temps dans laquelle l'Athletic, bien sûr, n'avait pas mérité autant de punition, même s'il a montré une fois de plus son incapacité à convertir son intensité en buts. Jauregizar était très proche, mais son tir manquait de peu le poteau.

Malgré la défaite, l'équipe d'Ernesto Valverde a offert une image plus reconnaissable que lors de son précédent match de championnat à Getafe, où elle n'a même pas réussi à terminer entre les trois bâtons pendant tout le match. Il y a eu, au moins, une réaction en termes d'intention et de profondeur, avec un Nico Williams plus incisif et participatif, bien épaulé sur le côté gauche par Yuri Berchiche, qui a assuré le parcours et la présence. Un centre de Zarautz a en effet conduit au but de Guruzeta.

Cependant, l'amélioration s'est avérée insuffisante face à un rival qui pénalise chaque décalage. L'erreur d'Iñigo Lekue sur le deuxième but a montré une fois de plus la fragilité dans les moments clés, une sorte de concession qui, contre des équipes comme Villarreal, se paie inévitablement. Car l'équipe jaune, fidèle à son identité, transforme chaque reprise en menace, notamment sur le terrain, où ses transitions acquièrent une précision et une vigueur difficile à contenir.

L'Athletic Club ne méritait pas une punition aussi sévère. Il a maintenu ses efforts tout au long du match, avec plus de continuité que de réussite, mais sans jamais renoncer à évoquer le résultat. Il a trouvé le moyen, surtout après la pause, de se rapprocher du but de Luiz Júnior. Une tête d'Aymeric Laporte et une frappe lointaine de Robert Navarro ont nécessité l'intervention du gardien de Villarreal, ferme dans ses réponses pour conserver l'avantage.

Mais le jeu le plus marquant s'est produit de l'autre côté du terrain. Mikautadze, attentif à un nouveau déséquilibre défensif – cette fois avec Laporte comme protagoniste – a osé tenter une tentative depuis le centre du terrain lorsqu'il a détecté Simón devant lui. Le ballon, après avoir rebondi, s'est élevé au-dessus de la barre transversale et a laissé le sentiment que, s'il avait trouvé le but, il aurait marqué un de ces buts qui transcendent le jeu lui-même.

Ce bon effort a fini par trouver une récompense. Le but de Guruzeta a enflammé l'Athletic et la dernière ligne droite. San Mamés reprenait son élan et l'équipe de Valverde poussait en quête d'un nul qui aurait récompensé son insistance. Mais Villarreal a su gérer les dernières minutes et clôturer une victoire de prestige.

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