Changement sociodémographique et bultilité: défis urgents
Le changement sociodémographique face au Chili représente une transformation structurelle avec des implications dans la dynamique économique et sociale qui souligne le rôle de l'État. C'est un changement de temps promu par une nouvelle société qui, comme cela a augmenté ses attentes de vie, a également élargi les droits et libertés.
Pour lutter contre ce débat, il est essentiel de considérer les principaux phénomènes qui émergent des statistiques essentielles de l'INE 2023 présentées cette semaine. Premièrement, la diminution du taux de fertilité général, de 1,25 enfant par femme en 2022 à 1,16. Deuxièmement, la réduction de la grossesse chez les adolescentes, qui a chuté six fois en 23 ans, de 39 257 naissances en 2000 à 6 428 en 2023. Troisièmement, le report de la maternité souhaitée: l'âge moyen d'avoir des enfants est passé de 27 ans en 1993 à 30 ans en 2023. Et, quatrième, l'augmentation de la vie, allant de 79,72 en 2022 à 81.39 ans. L'espérance de vie des femmes est supérieure à celle des hommes.
Bien que ces transformations ne doivent pas être interprétées comme des problèmes en soi – c'est pourquoi la diminution de la grossesse chez les adolescentes, les plus grandes libertés à décider des femmes et l'augmentation de l'espérance de vie sont des progrès indéniables – elles génèrent des défis concrètes pour la reproduction sociale. La diminution soutenue de la naissance et du vieillissement de la population a un impact sur la structure démographique du pays, avec des effets sur la durabilité des systèmes de santé et de retraite, de la main-d'œuvre future et la dynamique des soins intergénérationnels. Dans ce contexte, l'absence de réponses adéquates de la politique publique consolide les inégalités rencontrées par ceux qui veulent avoir des enfants ou assumer des tâches de soins. La charge de soins reste un problème qui est résolu dans la sphère privée, tombant sur les familles et, en eux, principalement chez les femmes, ce qui limite leur insertion de main-d'œuvre et perpétue les lacunes économiques et l'accès aux droits. Faire face à ce défi nécessite de voyager à un modèle dans lequel la parentalité et les soins sont partagés entre l'État, le marché et la société, garantissant des conditions qui permettent de concilier le travail, la vie familiale et la vie personnelle sans impliquer la précarité ou le report des projets de vie.
En ce sens, la parentalité et les soins doivent être traités du point de vue de la politique publique qui élimine les obstacles structurels auxquels ceux qui veulent former des familles avec des fils et des filles sont confrontées. Plus que la promotion des discours moraux sur la naissance, le défi consiste à assurer des conditions adéquates pour l'élévation et le développement des enfants. Des études ont montré que les difficultés à réconcilier le travail, la vie personnelle et familiale, le manque d'accès aux services de soins, le manque de logement et l'incertitude économique sont des facteurs déterminants des décisions de maternité et de paternité.
Les pays qui ont responsable de la responsabilité de ce défi ont mis en œuvre de multiples stratégies basées sur la co-réponse sociale des soins et la prestation de services sociaux pour le bien-être qui assurent la sécurité et la stabilité aux familles. Dans ce sens, le gouvernement du président Gabriel Boric a promu une série de mesures pour récupérer le temps et améliorer les conditions matérielles des familles. Parmi eux, la réduction de la journée de travail à 40 heures avec l'adaptabilité pour les pères et les mères; La loi sur la conciliation permet de télétravailler des modalités et des horaires adaptables pour ceux qui exercent des tâches de soins, sans affecter leur stabilité de l'emploi; Le renforcement de l'infrastructure publique des services de soutien et de soins, couvrant de l'enfance à la vieillesse, grâce à l'installation progressive du Chili prend soin; la loi qui rend la responsabilité parentale des pensions alimentaires efficace; et la réforme des pensions que les écarts de genre traitent, entre autres.
Dans ce contexte, il est prioritaire de continuer à avancer dans le traitement et l'approbation du projet de loi qui crée le système national de soutien et de soins, le Chili prend soin, afin de lui fournir un cadre institutionnel solide et permanent. La consolidation de ce système est essentielle pour redistribuer les responsabilités de soins, garantissant que cette tâche ne tombe pas exclusivement sur les familles et, en particulier, chez les femmes. Notre objectif est que le système national de soutien et de soins devienne le quatrième pilier de protection sociale ainsi que la santé, l'éducation et le système de retraite. Son approbation répond non seulement aux principes de l'égalité et de la liberté, mais constitue également une stratégie clé pour le développement économique et la durabilité du pays.
Bien que la décision d'avoir des enfants ou ne fasse pas partie de la liberté personnelle, les conditions structurelles influencent profondément cette décision et ses conséquences. Pour de nombreuses femmes, le manque de soutien à la parentalité implique le report ou même l'abandon de projets personnels et de travail. D'un autre côté, dans un pays où les soins continuent de tomber dans la sphère privée, le vieillissement de la population a surtout un impact sur les femmes, qui restent responsables du maintien de la vie quotidienne.
Le changement sociodémographique est une réalité qui exige une réponse active de l'État et du modèle économique au Chili. Le renforcement du puits de la population et des conditions de garantie qui permettent la conciliation du travail, de la vie familiale et personnelle n'est pas seulement une question de justice sociale, mais une exigence pour la production et le développement durable du pays. Il est temps de consolider une voie de l'avenir dans lequel l'État assume un rôle central dans la garantie des droits et dans la construction du puits et de la stabilité pour tous.
