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Les habitants de 15 municipalités du sud du Liban demandent au gouvernement de les protéger contre l'occupation israélienne
Les habitants de 15 municipalités frontalières libanaises demandent à Beyrouth l'aide nécessaire pour pouvoir rester dans leurs maisons malgré l'extension de l'occupation israélienne dans la région. Dans une lettre commune adressée ce jeudi au Premier ministre libanais, Nawaf Salam, les habitants de ces villages réclament protection et mise en place de filières humanitaires pour pouvoir se conformer à la décision, qu'ils qualifient de « ferme et irrévocable », de rester sur le territoire.
Dans le texte, partiellement repris dans certains médias libanais, les habitants affirment avoir peur de ne pas pouvoir retourner sur leurs terres s'ils les abandonnent, et évoquent la peur causée par la souffrance d'une période comme celle qu'a connue le sud du Liban à la fin du XXe siècle, avec deux décennies d'occupation israélienne et des flambées de violence continues. « C’est pour cette raison que nous nous accrochons à nos terres », peut-on lire dans la note.
Les 15 communes, comme le détaille le journal libanais L'Orient Le Jour, Il s'agit notamment de villages à majorité chrétienne comme Rmeish, Ain Ebel, Dibil ou Qlaya, dont les habitants ont déclaré leur neutralité dans le conflit. Ces villes, ainsi que les quelques villes à majorité druze un peu plus éloignées de la frontière, sont en pratique l'une des rares qui peuvent envisager de rester au sud du Liban malgré l'enracinement croissant de l'occupation israélienne, qui a ordonné l'expulsion massive de la région. Bien que les troupes israéliennes aient mené des attaques contre des communautés de toutes confessions religieuses, la plupart d’entre elles punissent celles à majorité musulmane chiite, au même titre que celle de la milice libanaise Hezbollah.
La lettre à Salam intervient après que les attaques israéliennes contre l'armée régulière libanaise – qui ont tué sept soldats, bien que cette institution ne fasse pas partie du conflit – ont provoqué le retrait des troupes libanaises de Rmeish ou d'Ain Ebel, où les habitants ont réagi en dénonçant ce retrait comme une menace pour leur capacité à rester sur le territoire. La pétition exige également le déploiement de personnel militaire pour permettre le retour des habitants dans les municipalités qui ont été vidées au cours des dernières semaines de l'offensive, au cours de laquelle le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé qu'il empêcherait le retour de centaines de milliers d'habitants chiites jusqu'à ce qu'Israël considère que le Hezbollah est annulé.
