L’engagement de transformer le tourisme
Le tourisme en 2024 a confirmé son rôle comme l'un des piliers fondamentaux de l'économie espagnole, atteignant des chiffres records qui démontrent son importance stratégique. Ce secteur a généré un impact économique direct de plus de 180 milliards d'euros, représentant environ 14% du PIB national et consolidant l'Espagne comme l'une des destinations les plus attractives au monde. Mais sa véritable force réside dans l’effet multiplicateur qu’elle exerce sur d’autres secteurs comme la culture, la gastronomie, le sport, l’automobile et l’innovation technologique, créant des synergies qui transcendent les revenus directs. L'année dernière, les activités culturelles liées au tourisme ont augmenté de 8 %, tandis que le tourisme gastronomique a atteint des niveaux historiques, positionnant l'Espagne comme un leader mondial en matière d'expériences culinaires. De plus, la demande croissante de mobilité durable et de services numériques a entraîné des investissements importants dans les transports et la technologie. Pour chaque 100 euros générés par le tourisme, 78 euros supplémentaires sont produits dans d’autres secteurs, un fait qui souligne l’impact transformateur de ce moteur économique.
À l’approche du Fitur 2025, le monde du tourisme tourne son attention vers l’Espagne. Cet événement, qui rassemble les principaux acteurs du secteur, se présente comme le cadre idéal pour réfléchir sur le chemin parcouru et projeter un avenir transformateur. Bien que l'Espagne soit déjà une référence mondiale en matière de tourisme, le défi actuel est d'évoluer vers un modèle plus évolué du point de vue de la triple durabilité (sociale, économique et environnementale).
Depuis le Conseil du Tourisme du CEOE, nous avons relevé le défi de mener cette transformation avec une vision ambitieuse. En tant qu'organisation, nous jouons un rôle clé dans l'articulation du secteur, en représentant ses intérêts sur l'ensemble du territoire et en favorisant la collaboration intersectorielle. Ce modèle nous permet de concevoir des stratégies communes pour relever les défis les plus urgents et jeter les bases d'un tourisme qui continue d'être un moteur économique et social. Pour faire face à ce défi d'équilibre social dans les écosystèmes économiques liés au tourisme, nous exigeons la mise en œuvre d'un plan global qui donne la priorité au développement régénérateur, promouvant la durabilité sociale, économique et environnementale. Cela implique de travailler sur un certain nombre de domaines clés.
La première, récupérer le permis social d’opérer. Cela nécessite une stratégie qui favorise la confiance et l’acceptation par la communauté des activités commerciales : générer la confiance ne sera possible que par l’action. Nous devons donc intégrer les préoccupations et les aspirations des communautés, en veillant à ce qu'elles obtiennent des avantages directs, tels que l'emploi local, l'investissement dans les infrastructures sociales et l'accès aux services. Cet objectif ne sera pas atteint si nous ne proposons pas des plans d'investissement ambitieux qui, en plus de moderniser les destinations, incluent des stratégies de mobilité durable, des investissements dans les transports publics, les infrastructures et les services de santé, les politiques de logement et la restauration des écosystèmes publics et privés.
Encore une fois, cela ne sera pas possible si l’on ne part pas d’une simplification, d’une automatisation et d’une révision des procédures et réglementations existantes. Nous devons mettre à jour les processus, les outils de collaboration et de coordination des investissements public-privé, les règles et réglementations, nouvelles et obsolètes, nationales et européennes, pour les aligner sur les besoins actuels de durabilité sociale, économique et environnementale. Au-delà de la communication comme axe clé de prise de conscience et partie de l'action continue que nous exigeons, les progrès doivent être mesurés avec des indicateurs clairs et objectifs, sans idéologies ni préjugés acquis avant la lecture ou l'édition.
Au CEOE, nous nous engageons dans une approche systémique et collaborative qui garantit que les initiatives régénératrices améliorent non seulement l'équilibre social, mais renforcent également la compétitivité des entreprises et l'attractivité des destinations. Le système touristique nécessite une action coordonnée entre les entreprises, les administrations publiques et les communautés locales. Cette collaboration doit évoluer du dialogue vers des actions concrètes qui se traduisent en résultats tangibles. Plus qu’une compétition entre secteurs ou acteurs, il s’agit de construire une alliance stratégique qui maximise l’impact positif pour chacun.
Au CEOE, nous proposons un agenda pour l'avenir, une feuille de route qui consolide le travail des années précédentes et, en outre, donne la priorité aux questions clés pour 2025 : la régénération des destinations, avec comme priorité les politiques de logement, la mobilité et l'intermodalité des transports. , la transformation numérique, la transition dite verte et le talent.
Fitur 2025 ne marquera pas seulement le début d'une nouvelle saison touristique, mais sera également un symbole de l'engagement que l'Espagne assume pour diriger un tourisme plus équilibré, compétitif et durable. Au CEOE, nous travaillons avec rigueur et innovation pour garantir que ce moteur économique et social continue d’être une fierté pour notre pays. Mais cette transformation ne peut pas être l’affaire de quelques-uns. C'est un projet collectif qui nécessite l'engagement des entreprises, des administrations, des collectivités locales et des citoyens. Ensemble, nous pouvons construire un tourisme qui génère non seulement des chiffres, mais aussi de l’espoir, du développement et du bien-être pour tous. Le tourisme n'est pas seulement un secteur ; C’est l’essence même d’une Espagne ouverte, dynamique et solidaire. Il est désormais temps de mener ce changement, avec ambition, générosité et avec la conviction que le meilleur avenir reste à construire.
