L'Espagne ferme le ciel à la guerre en Iran mais ne peut pas bloquer le détroit de Gibraltar
L'Espagne refuse l'espace aérien aux avions de l'opération Epic Fury, lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, mais maintient une collaboration active avec l'OTAN et l'UE. Le résultat est une position qui se rapproche de la neutralité sans la proclamer.
Et qu’est-ce que cela implique ? L'Espagne a opposé son veto non seulement à l'utilisation des bases de Rota et Morón pour des opérations offensives, mais également au survol de son territoire par tout avion impliqué dans Epic Fury, y compris les pétroliers déployés dans les pays voisins comme la France ou le Royaume-Uni. Le passage ne sera autorisé qu’en cas d’urgence.
Mais cela ne s'est pas produit du jour au lendemain… Quelques semaines avant l'attaque du 28 février, Madrid et Washington ont négocié secrètement le rôle de l'Espagne dans le déploiement.
- Les États-Unis voulaient installer des bombardiers à Morón.
- L'Espagne a rejeté la demande avant qu'elle ne soit formellement formulée.
La conséquence a été immédiate. Ce même week-end, quinze avions ravitailleurs ont quitté Rota et Morón en direction de la France et de l'Allemagne.
- Washington a trouvé son alternative à Fairford, en Angleterre, où Keir Starmer a cédé aux pressions de Trump.
- Les bombardiers y furent installés le 9 mars, dix jours après le début de la guerre.
Le paradoxe du détroit. Les bases continuent de fonctionner pour tout ce qui est couvert par l'accord bilatéral.
- Ce que l’Espagne a réduit, c’est le carburant destiné aux bombardiers.
- Mais les bombardiers qui décollent du Missouri, pour des vols de plus de 30 heures, traversent le détroit de Gibraltar. Puisqu’il s’agit d’un passage international, l’Espagne n’a aucun pouvoir pour l’empêcher.
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