greenwashing

l’UE interdit les allégations environnementales trompeuses

Un pas en avant contre l’obsolescence programmée et la propagation du greenwashing

(Rinnovabili.it) – C’est un mois de janvier chargé pour les parlementaires européens qui font avancer des projets de loi sur des questions liées à la durabilité. De nombreux textes arrivent en effet en plénière pour adoption définitive, la Chambre européenne étant engagée dans une course contre la montre avant les élections. Aujourd’hui, l’approbation du directive contre les pratiques déloyales relatif à écoblanchiment. Les règles, approuvées par 593 voix pour, 21 contre et 14 abstentions, devraient s’améliorer étiquetage des produits Et interdire l’utilisation d’allégations environnementales trompeuses comme « respectueux de l’environnement », « naturel », « biodégradable » ou « neutre pour le climat » sans preuves substantielles à l’appui.

De plus, il ne sera plus possible de promouvoir des produits contenant une fonctionnalité introduite pour limiter leur durée de vie. Si cela est fait exprès (obsolescence planifiée), vous ne pourrez pas annoncer l’article comme étant durable.

La nouvelle directive établit également un nouveau label harmonisé pour permettre aux produits bénéficiant d’une garantie plus longue de se démarquer davantage des autres. Après le feu vert de la plénière, seule l’adoption formelle par le Conseil est attendue. Après cela, le texte deviendra loi et les États membres auront 24 mois pour le transposer dans leur législation nationale.

Cette nouvelle législation sera complémentaire à la directive européenne allégations vertes, actuellement en discussion au Parlement européen. La différence est que si cette loi anti-greenwashing prévoit des interdictions générales, la directive sur les allégations de durabilité sera plus spécifique et précisera plus en détail les conditions d’utilisation des allégations vertes.

Le phénomène de greenwashing est un phénomène endémique dans le monde d’aujourd’hui, où l’industrie se vante d’une durabilité qu’elle incarne rarement. Selon une analyse InfluenceMap des entreprises du classement Forbes2000, il existe un « sérieux décalage » entre les communications publiques des entreprises sur l’impact nul de leurs activités et leurs actions qui influencent les politiques climatiques. 93 % des entreprises utilisent « net zéro » ou des termes similaires sur leurs pages Web, mais elles le sont très peu adoptent des comportements cohérents et des actions concrètes.

A lire également