EL PAÍS

PSC et Junts ont mis sous contrôle la taxe catalane sur les navires de croisière avec des amendements distincts dans leur intégralité

L’ancienne conseillère et conseillère d’Action Climat de la Generalitat, Teresa Jordà et David Mascort, lors du transfert de portefeuilles en juin dernier.DAVID OLLER (DAVID OLLER)

La taxe avec laquelle l’exécutif catalan aspire à taxer les émissions des grands navires, en particulier des navires de croisière, ne sera pas traitée sans problème au Parlement et, en fait, il est possible qu’elle ne franchisse même pas la première étape du parcours législatif. . Tant les socialistes, premier groupe d’opposition, que les anciens membres de Junts per Catalunya ont choisi de présenter des amendements à l’ensemble du texte enregistrés par le gouvernement, marquant ainsi un profil devant le gouvernement du Père Aragonès. Bien qu’il n’y ait pas encore de date pour le vote, la décision des deux met en échec le tarif environnemental que le Consell Executiu a approuvé en novembre dernier.

Comme le rapporte l’agence EFE et le confirme ce journal, les socialistes estiment que la nouvelle taxe laisserait la Catalogne dans une situation concurrentielle inférieure par rapport, par exemple, au port de Valence. Il n’existe pas « le consensus de l’industrie » et son efficacité en tant que mesure de contrôle de la qualité de l’air n’est pas claire. La taxe est prélevée sur les émissions d’oxyde d’azote et, par exemple, un bateau de croisière accostant dans n’importe quel port catalan devrait payer environ 1 500 euros par jour, tandis qu’un pétrolier devrait payer environ 3 000 euros.

Des sources de la direction de Junts ont expliqué à ce journal qu’ils enregistreraient ce mardi l’intégralité de leur amendement à la Chambre catalane, après avoir demandé un délai pour pouvoir le présenter. Esquerra, avec seulement 33 députés sur 135, a besoin du oui du PSC (33 députés) ou du Junts (32) pour, avec En Comú Podem, ajouter la majorité nécessaire pour mener à bien la mesure. Les communes avaient en effet fait de la création de cet impôt une condition pour approuver le budget de la Generalitat en 2022.

Le Gouvernement a maintenu l’accord avec les communes pour réaliser l’impôt, qui est finalement parvenu au Consell Excutiu en novembre dernier. Les caisses catalanes recevraient au total 7,5 millions d’euros au cours de la première année complète de collecte. Les retards dans les délais de présentation de l’ensemble des amendements témoignent du débat au sein des bancs sur la portée de la nouvelle taxe. Dès le début, les gens ordinaires ont critiqué le fait qu’ils n’étaient pas plus ambitieux en ce qui concerne le coût facturé pour chaque kilo d’oxyde d’azote. Le PSC a finalement maintenu son idée selon laquelle cela nuit à la compétitivité de la Generalitat dans un secteur aussi important que le tourisme de croisière.

Le ministère de l’Action climatique, qui défendait autrefois d’avoir déjà atteint un consensus avec le secteur et l’opposition, devra désormais manœuvrer pour sauver la taxe in extremis. Le débat complet n’a pas encore de date à l’ordre du jour de la Chambre.

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