Rischio climatico Europa: senza interventi urgenti sarà “catastrofico”

sans réponses urgentes, ce sera « catastrophique »

Risque climatique Europe : sans interventions urgentes, ce sera « catastrophique »

La première évaluation complète des risques climatiques en Europe

(Rinnovabili.it) – L’Europe n’est pas prête à faire face à l’impact rapide du changement climatique. C’est le continent où le réchauffement climatique est le plus rapide et continue de s’accélérer. Février s'est terminé avec +3,3°C en moyenne des 30 dernières années et l'hiver avec +1,44°C. Sans interventions « urgent » Et « décisif », le risque climatique en Europe – déjà à un niveau critique – pourrait devenir « catastrophique ».

C'est ce jugement clair que leAgence européenne pour la protection de l'environnement (AEE) livré à la première édition deÉvaluation européenne des risques climatiques (EUCRA)le rapport dans lequel il surveille l'impact du risque climatique en Europe sous ses différentes formes, en l'accompagnant d'une évaluation des actions prioritaires pour éviter les pires effets du changement climatique.

Des risques climatiques multiples pour l’Europe du Sud

Un défi transversal et véritablement crucial émerge du rapport : dans toute l’Europe, les politiques et interventions d’adaptation ne suivent pas le rythme de l’évolution rapide des risques climatiques. « L’Europe est confrontée à des risques climatiques urgents qui s’aggravent plus rapidement que nos sociétés ne peuvent s’y préparer »fait remarquer Leena Ylä-Mononen, directeur exécutif de l'AEE. Car dans de nombreux cas, une adaptation progressive ne suffira pas.

Et nous devons commencer immédiatement, car la plupart des politiques d’adaptation mettent du temps avant de donner des résultats appréciables. Ce n’est qu’ainsi que l’UE pourra intervenir avant que de nombreux risques climatiques n’atteignent un seuil critique. Sans parler de ce à quoi certaines régions doivent faire face de multiples risques climatiques.

« L'Europe du Sud elle est particulièrement menacée par les incendies de forêt ainsi que par les effets des vagues de chaleur et de la pénurie d'eau sur la production agricole, les travaux extérieurs et la santé humaine. Les inondations, l'érosion et l'intrusion d'eau salée menacent les régions côtières de basse altitude d'Europe, y compris de nombreuses villes densément peuplées. »souligne le rapport.

Priorités pour atténuer le risque climatique en Europe

Parmi les 36 principaux aspects du risque climatique en Europe, l’AEE rapporte que plus de la moitié se trouvent déjà à un stade critique. Mais 8 sont ceux sur lesquels les priorités politiques devraient se concentrer. Le écosystèmes marins et côtiers sont déterminantes : leur dégradation accrue aurait des effets en cascade sur la production alimentaire, la santé, les infrastructures et l’économie.

Et juste à la sécurité alimentaire le 2ème risque à traiter en urgence est lié. La chaleur excessive et les sécheresses menacent désormais non seulement la Méditerranée mais aussi l’Europe centrale. L'une des solutions proposées par l'AEE – qui suit les recommandations des rapports du GIEC – consiste à « une transition, même partielle, des protéines d'origine animale vers celles d'origine végétale obtenu à partir de plantes cultivées de manière durable » réduire la consommation d’eau dans l’agriculture et la dépendance à l’égard des aliments importés.

Il faut lutter contre les canicules ajouter un niveau de santé aux politiques sociales qui en manquent actuellement, comme l'urbanisme, la réglementation de la construction et la réglementation du travail. Nous devons ensuite rendre les infrastructures plus résilientes, en nous préparant non seulement aux inondations – sur lesquelles l'Europe est bien avancée – mais aussi contre la montée du niveau de la mer et les changements dans les modèles évolutifs de perturbations. L’AEE clôture la liste des principales priorités avec le financement : repenser le modèle d'assurance – avec des primes qui risquent de gonfler et de devenir insoutenables, comme c’est déjà le cas dans d’autres régions particulièrement exposées au risque climatique, comme la Floride ou la Californie. Ce scénario rendrait les familles à faible revenu encore plus vulnérables. Tandis que les dévaluations immobilières dues au changement climatique peuvent fragiliser les prêts hypothécaires.

A lire également