Un vol arrive à Torrejón avec 205 soldats espagnols évacués d'Irak
La majeure partie des troupes espagnoles déployées en Irak est arrivée tôt ce matin à la base aérienne de Torrejón de Ardoz (Madrid) après qu'il a été décidé de les rapatrier en raison de la détérioration de la sécurité dans la région due au début de la guerre américaine et israélienne contre l'Iran. Un groupe de 205 militaires a atterri à 6h30 du matin, avec plus de quatre heures de retard, à bord d'un Airbus A330 de l'Armée de l'Air et de l'Espace, depuis la base aérienne d'Incirlik, en Turquie. Ils ont été reçus par la ministre de la Défense, Margarita Robles, et par le chef d'état-major de la Défense, l'amiral général Teodoro López Calderón.
La majorité d'entre eux appartiennent au Troisième Grand Capitaine de la Légion, basé à Melilla, et à d'autres unités de l'Armée situées dans ladite ville où doivent arriver demain dimanche 21 autres membres du contingent, après avoir débarqué ce samedi après-midi à la base de Torrejón depuis Ramstein (Allemagne).
En outre, 57 autres soldats des opérations spéciales qui ont quitté l'Irak par la route le week-end dernier sont transférés par voie aérienne d'Incirlik à Alicante. Il s'agit des membres du (SOTG) composé de membres de la Force Spéciale de Guerre Navale, basée à Carthagène, du Commandement des Opérations Spéciales d'Alicante et de l'Escadron de Sapeurs Parachutes d'Alcantarilla (Murcie).
Les 283 soldats espagnols faisaient partie des deux missions déployées en Irak : la coalition internationale de lutte contre l'État islamique ou (IR), dirigée par les États-Unis ; et la Mission de l'OTAN en Iraq (MNI). La première était une opération de soutien au combat des forces armées irakiennes contre les milices jihadistes. Son mandat a pris fin cet été mais elle est désormais désactivée. La deuxième mission consistait à fournir une assistance et des conseils au ministère de la Défense et à d'autres institutions de sécurité du gouvernement de Bagdad. Cette opération a été temporairement suspendue, l'Irak étant devenu un nouveau théâtre de guerre qui ravage la région, avec de fréquentes attaques de milices pro-iraniennes contre des bases avec des troupes occidentales, comme celle qui a tué la semaine dernière un sous-officier français et en a blessé cinq autres. Un général espagnol devait prendre le commandement de l'opération de l'OTAN en mai.
L'opération est d'autant plus complexe que l'évacuation de Bagdad s'est produite au milieu d'attentats qui ont empêché le départ de certains vols. Des avions des États-Unis, de France, d'Italie, d'Allemagne et d'Espagne ont participé à l'opération, qui a fourni deux A400M, en plus de l'A330 arrivé à Torrejón ce samedi.
