Allevamenti intensivi in Italia: proposta di legge per cambiare modello

une loi pour changer de modèle

Le plan sur l’agriculture intensive est soutenu par les députés de Noi Moderati, AVS, PD et M5S

(Rinnovabili.it) – Un plan de reconversion du système d’élevage italien. Financé par un nouveau fonds dédié. Cela met les petites entreprises au centre et favorise la transition vers un modèle différent de celui des l’agriculture intensive. Également par un moratoire immédiat sur l’ouverture de nouvelles fermes de ce type et sur l’augmentation du nombre d’animaux élevés dans les fermes existantes. C’est le périmètre du projet de loi présenté aujourd’hui à la Chambre de Greenpeace Italie, ISDE – Médecins pour l’Environnement, Lipu, Terra ! et WWF Italie, avec la participation des parlementaires de Noi Moderati, Alleanza Verdi Sinistra, Parti Démocrate et Movimento 5 Stelle.

L’agriculture intensive, un modèle qui pèse sur le climat et l’environnement

Un modèle, celui de l’agriculture intensive, qui pèse lourdement – ​​structurellement – ​​sur l’environnement, le climat et la santé. Et elle ne participe même pas à la transition écologique. Le système d’élevage est responsable de plus 2/3 des émissions italiennes d’ammoniac Et « a des conséquences directes sur la santé humaine, notamment en ce qui concerne les émissions de particules fines », note le projet de loi. Révolutionner le système national d’élevage permettrait également de se conformer à la directive NEC qui engage l’Italie à réduire, à partir de 2030, les émissions d’ammoniac de 16 % et les émissions de PM2,5 de 40 % par rapport aux niveaux de 2005. Et de revenir du procédure d’infraction à la directive nitrates.

Ensuite il y a la question de l’utilisation des ressources et le conflit avec la nutrition humaine. L’agriculture intensive en Italie implique 700 millions d’animaux par an, des chiffres qui drainent des ressources destinées à la consommation humaine directe. Il ne s’agit évidemment pas uniquement d’une situation italienne. Les deux tiers des céréales commercialisées dans l’UE sont destinées à l’alimentation animale et environ 70 % des terres agricoles européennes sont utilisées pour l’alimentation animale, principalement pour des cultures comme le maïs. Ce qui nécessite de gros volumes d’eau et aggrave donc la pénurie d’eau.

La reconversion de l’élevage italien est aussi un enjeu lié à l’inéquité des politique agricole commune (PAC). L’un des véritables points faibles du système européen est en effet la répartition des subventions : 80 % finissent dans les grandes entreprises agricoles, ce qui désavantage les petites entreprises qui n’utilisent pas de méthodes intensives. Et ils disparaissent à un rythme accéléré : entre 2004 et 2016, 320 mille petites entreprises ont fermé leurs portes (-38%)tandis que les grands et très grands ont progressé de 23 et 21 %.

« Notre proposition s’adresse aux entités institutionnelles, économiques et sociales, afin que toutes les parties s’engagent à garantir la pleine protection de l’environnement, de la santé publique et des travailleurs »déclarent les associations. « Il s’agit d’une législation qui offre aux agriculteurs, en particulier aux plus petits, obligés de produire toujours plus avec des marges bénéficiaires de plus en plus faibles, une porte de sortie qui protège notre avenir et celui de la planète. Nous proposons un plan national basé sur un soutien public adéquat pour la reconversion agro-écologique de l’agriculture intensive ».

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