L’aigle perdicère récupère deux nids ravagés par l’incendie dans l’Espadán
Des agents environnementaux reconstruisent les plateformes sur des parois rocheuses difficiles d’accès pour favoriser la reproduction de l’aigle botté, espèce en danger d’extinction dans la Communauté valencienne.
Aigle botté
L’incendie a aussi détruit des lieux où une nouvelle génération d’aigles bottés aurait pu voir le jour. Dans la Sierra de Espadán, la Generalitat a reconstruit deux nids de ces oiseaux afin de favoriser leur reproduction après l’incendie de juillet.
Cette intervention restitue deux nids pour ce rapace, classé en danger d’extinction dans la Communauté valencienne, selon les informations diffusées par l’administration autonome.
Les agents du Groupe d’Intervention en Hauteur ont travaillé sur des points de montagne difficiles d’accès, en coordination avec le Service de Vie Sauvage et Natura 2000.
Rétablir ces nids constitue une première étape pour préserver les territoires reproductifs touchés. Cette action permet de comprendre pourquoi la restauration d’un espace incendié exige aussi de répondre aux besoins concrets de sa faune, ici de l’aigle botté.
Parc naturel de la Sierra de Espadán accueille plusieurs individus d’aigle botté
Le Groupe d’Intervention en Hauteur du corps des agents environnementaux de la Generalitat, en coordination avec le Service de Vie Sauvage et Natura 2000, a reconstruit deux nids d’aigle botté (Aquila fasciata) qui ont été détruits par l’incendie forestier qui, le mois dernier de juillet, a brûlé une partie du Parc naturel de la Sierra de Espadán.
L’objectif de l’action est de rouvrir les plateformes de nidification et de favoriser la reproduction de cette espèce, classée en danger d’extinction dans la Communauté valencienne.
La remise en place de ces structures constitue une première étape pour faciliter la continuité de la reproduction dans les territoires touchés par l’incendie et contribuer à la conservation de leurs populations, a informé la Generalitat dans un communiqué.
Les travaux ont commencé peu après l’incendie sur des corniches rocheuses difficiles d’accès, ce qui nécessite des techniques spécialisées de travaux en hauteur en milieu naturel.
L’intervention du Groupe d’Intervention en Hauteur permet d’agir directement sur ces parois, où la complexité du terrain rend nécessaire la mise à disposition de moyens humains et techniques spécifiques.
Ces interventions s’inscrivent dans les actions de conservation impulsées par la Troisième Vice-présidence et la Consellerie de l’Environnement, des Infrastructures, du Territoire et de la Reconstruction afin de favoriser la récupération des territoires touchés par l’incendie forestier de Vall d’Uixó, survenu le mois dernier en juillet.
La reconstruction des nids vient s’ajouter aux actions que la Generalitat développe pour récupérer les zones touchées par l’incendie forestier de la Vall d’Uixó, qui a brûlé près de 9 600 hectares dans le Parc naturel de la Sierra de Espadán.
L’ensemble des travaux d’urgence représente un investissement global de 4,2 millions d’euros, destinés à la restauration forestière et des chemins, à la réparation des routes CV-219 et CV-223 et à des mesures pour améliorer la sécurité dans les espaces qui ont été touchés par l’incendie dans la zone d’Espadán.
Notes
Deux nids reconstruits ne constituent pas deux couples d’aigles bottés. L’intervention rétablit les nids détruits par l’incendie, mais les informations diffusées ne confirment pas leur occupation ni la naissance de poussins. La différence est importante: on a récupéré une ressource pour la reproduction; vérifier le résultat nécessitera d’observer si les oiseaux réutilisent le site et s’ils parviennent à élever.
Il convient également d’interpréter correctement l’investissement annoncé: Les 4,2 millions d’euros correspondent à l’ensemble des travaux d’urgence, qui incluent la restauration forestière, les chemins, la réparation des routes CV-219 et CV-223 et des améliorations de sécurité. L’article ne précise pas combien a coûté la reconstruction des deux nids. Distinguer ces deux chiffres permet d’évaluer cette intervention sans attribuer l’intégralité du budget de récupération.
