deep sea mining

La Norvège prête à exploiter les fonds marins de l’Arctique

Les appels à un moratoire mondial sur l’exploitation minière en haute mer n’affectent pas le pays scandinave

(Rinnovabili.it) – La Norvège pourrait être le premier pays au monde à approuver l’exploitation minière en haute mer. UN accord parlementaire a en fait donné le feu vert au gouvernement pour aller de l’avant avec son programme d’exploitation de l’Arctique avec le exploitation minière en haute mer. Le 4 janvier, le Parlement débattra officiellement de la proposition, qui a suscité l’inquiétude des environnementalistes et des scientifiques.

L’exploitation minière en haute mer, c’est-à-dire l’ouverture de mines en pleine mer, est considérée comme une pratique à fort impact sur les écosystèmes. Il s’agit d’envoyer des engins sous-marins semblables à des tracteurs ou des aspirateurs géants vers gratter les fonds marins puis aspirer les métaux précieux qu’on y trouve. En particulier, les ressources récupérables se présentent sous trois formes : i nodules polymétalliques, semblable aux pommes de terre, que l’on trouve dans des champs réels entre 4 et 6 000 mètres de profondeur. Ensuite, il y a les sulfures polymétalliques, trouvé dans la gamme 2-4 mille mètres. Ce sont des morceaux d’or, de zinc, de plomb, de cuivre et de terres rares situés autour des fissures souterraines. Elles sont formées par la rencontre entre les eaux chaudes libérées du manteau et les eaux froides des profondeurs océaniques. Le croûtes de cobaltenfin, on les trouve en couches allant jusqu’à 25 centimètres d’épaisseur qui recouvrent les flancs des montagnes sous-marines comme des glaciers.

Mais les profondeurs marines abritent une biodiversité encore largement méconnue. Le vrai risque est que ces milieux, restés inchangés ou quasiment inchangés depuis des millénaires, soient bouleversés par l’arrivée des bulldozers. Le calme de l’eau et la quasi-absence de courants ont préservé le milieu sous-marin aux grandes profondeurs pendant toutes ces années. Mais pour combien de temps encore ? Là course aux matières premières critiques a en fait ciblé de plus en plus clairement ces domaines. Les négociations internationales au sein de l’Autorité internationale des fonds marins n’ont pas encore abouti à un résultat définitif. Et les demandes pour en avoir un se multiplient moratoire mondial sur l’exploitation minière en haute mer.

La Norvège, quant à elle, est sur le point de montrer la voie dans la direction opposée. La start-up Loke Marine Minerals, soutenue par des investisseurs tels que la société de services pétroliers Technip FMC et le groupe maritime norvégien Wilhelmsen, a salué cette décision. En revanche, le WWF a critiqué l’accord parlementaire, parlant de «catastrophe pour l’océan».

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