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Le gouvernement accélère la mise en œuvre des énergies renouvelables en Espagne pour contenir la crise énergétique mondiale

Le ministère de la Transition écologique et du Défi démographique agit contre l'impact du conflit au Moyen-Orient. Selon des sources proches de l'organisation, elle prévoit de lancer quatre consultations publiques dans le but de concevoir un cadre réglementaire qui accélérera la mise en œuvre des énergies renouvelables et du biométhane. Le département dirigé par la troisième vice-présidente, Sara Aagesen, entend élaborer le décret-loi royal 7/2026, validé par le Congrès des députés en mars dernier, dans le but de contenir les effets de la guerre.

L’objectif recherché par l’Exécutif est de répondre au problème géopolitique et de réduire au plus vite la dépendance aux énergies fossiles étrangères, dont les prix ont fortement augmenté après la décision des États-Unis et d’Israël d’attaquer l’Iran. Selon ces sources, le Gouvernement lancera mardi quatre consultations publiques visant à élaborer le système réglementaire qui permettra d'augmenter le poids des énergies renouvelables en Espagne. En outre, cette initiative vise à les mettre en œuvre de manière à ce qu'elles profitent aux communautés locales où les projets sont proposés.

L'une des consultations publiques notables vise à développer ce que l'exécutif appelle les zones d'accélération renouvelables (ZAR). Il s’agit de zones dégradées et qui ont déjà eu une utilisation industrielle ou urbaine, en plus des carrières, des mines ou des décharges. Il s’agit de zones particulièrement adaptées à la mise en œuvre de centrales de production d’énergies renouvelables en raison du moindre impact théorique qu’elles peuvent générer sur l’environnement. En outre, dans de nombreux cas, il peut s'agir de terrains plus favorables du point de vue de la connexion au réseau ou du stockage en raison des utilisations antérieures qu'ils ont pu avoir.

De cette manière, le secrétaire d'État dirigé par Joan Groizard entend accélérer la vitesse de la transition avec un arrêté royal qui fournit des outils aux communautés autonomes pour identifier ces territoires où elles entendent mettre en œuvre davantage d'énergies renouvelables et fixer les critères de sélection. De plus, avec cet arrêté royal, une réponse est donnée à l'Europe et la directive 2023/2413 (dite DER III) est transposée.

La règle précédente sera accompagnée de plusieurs arrêtés ministériels visant à développer une norme d'excellence sociale et territoriale autour des centrales de nouvelle génération verte. Cela signifie que les projets qui vont au-delà de la contribution économique ou fiscale obligatoire et apportent d'autres attributs aux communautés proches du lieu où ils sont développés, pourront avoir un accès préférentiel à l'accès et à la connexion au réseau, un atout très apprécié en raison de la saturation actuelle, ou participer à des conditions avantageuses aux enchères du régime économique préparées par l'Exécutif pour donner une plus grande viabilité aux développements. Cela signifie que la priorité sera donnée aux projets qui contribuent le plus du point de vue de la création d'emplois, de la participation citoyenne ou de la lutte contre la précarité énergétique.

Dans le même esprit, d'autres consultations publiques préalables lancées ce mardi visent à ce que les projets de biométhane obtiennent également ces labels de qualité. Il s'agit d'une question clé car le biométhane, qui en Espagne a le potentiel de réduire la dépendance de 10 % au gaz fossile consommé, peut être libéré et éviter les problèmes d'opposition sociale que l'on retrouve sur le territoire.

Toutes ces armes visent à faire face à la crise énergétique qui pèse sur les poches des Espagnols, comme le démontrent les données d'inflation du mois de mars et qui pourrait encore augmenter en avril.

Tous ces développements sont conformes à ce qu'a souligné la troisième vice-présidente et ministre de la Transition énergétique, Sara Aagesen, qui a souligné dans une récente interview accordée à ce média que les points forts de l'Espagne sont le soleil et le vent, raison pour laquelle elle comprend que notre potentiel vient davantage de l'énergie propre que du pétrole. Le responsable des questions énergétiques en Espagne a fait ces déclarations en réponse aux menaces de Donald Trump, qui a exhorté certains pays à participer au déblocage du détroit d'Ormuz pour tenter de contenir la crise énergétique ou a directement demandé que les achats de pétrole aux États-Unis soient augmentés.

Le coup de l’inflation

L'Espagne ne souffre pas actuellement de problèmes d'approvisionnement, mais elle est affectée par les prix élevés des combustibles fossiles, en particulier du diesel A et du kérosène pour avions, qui rendent ces carburants nettement plus chers et génèrent donc un effet inflationniste négatif pour l'économie nationale. L'Exécutif cherche à électrifier et à pouvoir remplacer d'autres vecteurs énergétiques désormais plus chers en raison des pénuries.

Les mesures qui seront élaborées avec les consultations publiques qui s'activent ce mardi et seront ouvertes à la participation des agents de la société qui y réfléchissent depuis plusieurs semaines, visent à approfondir l'indépendance énergétique et donc à gagner tant du point de vue environnemental que de l'autonomie stratégique.

Ces nouvelles consultations publiques rejoignent d'autres actions de l'Exécutif avant la guerre, comme le lancement du cadre réglementaire pour développer les énergies marines renouvelables. L'Exécutif prépare le projet grâce auquel l'Espagne pourra installer de nouveaux parcs éoliens flottants dans les eaux territoriales qui lui accorderont un degré d'autonomie encore plus grand.

C'est précisément la forte progression des énergies renouvelables au cours des dernières années qui est soulignée par les experts et les autorités espagnoles comme un atout à l'heure où les prix de l'énergie ébranlent fortement les pays les plus dépendants, parmi lesquels se distinguent les économies européennes.

En outre, la situation, loin de s'améliorer, continue d'être de plus en plus incertaine. L'échec des négociations de paix au Pakistan et les menaces de Trump concernant le détroit d'Ormuz suscitent des craintes sur les marchés. Face à cela, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a voulu défendre le non à la guerre et, depuis son arrivée au gouvernement, il a voulu donner la priorité à l'agenda vert, remis en question ces dernières années par l'extrême droite. Mais aujourd’hui, l’énergie propre trouve une place argumentative qui va bien au-delà des vertus environnementales et se révèle comme un élément clé de l’autonomie stratégique de pays comme l’Espagne, historiquement dépendants des combustibles fossiles étrangers.

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