Inquinamento da azoto: per dimezzarlo dobbiamo diventare demitariani

pour le réduire de moitié, nous devons devenir des demitariens

L’étude analyse 144 scénarios possibles : le scénario démitaire est le moins drastique

(Rinnovabili.it) – Chaque année, en Europe, nous utilisons des tonnes d’engrais à base d’azote pour garantir la productivité de nos champs. Mais environ 82 % de cet azote est gaspillé : il ne favorise pas la croissance des graines et des plantes. Et il se disperse dans le sol, dans les aquifères et dans l’air. Dommages aux écosystèmes. Le remède à réduire – jusqu’à la moitié – la pollution azotée? Un mélange de changements dans notre alimentation et de solutions techniques à utiliser en agriculture.

Le scénario démitarien contre la pollution azotée

Le rapport le soutient Appétit pour le changement, publié aujourd’hui du Centre britannique pour l’écologie et l’hydrologie à Édimbourg, en Écosse. Ce qui donne un nom à cette approche : démitaire. De quoi s’agit-il? Le terme désigne la première partie du mix de solutions, celles liées à notre alimentation. Selon les auteurs, dans les 144 scénarios analysés dans le rapport, réduire de moitié la consommation de viande et de fromage – associé à une meilleure gestion des activités agricoles et de la chaîne alimentaire, garantit une réduction de 49 % de l’utilisation inefficace des engrais azotés.

En effet, préférer les régimes à base de plantes réduit l’apport d’azote dans les sols et augmente l’efficacité globale de l’utilisation des engrais azotés. « Les régimes alimentaires à base principalement de plantes sont liés à une empreinte azotée plus faible, à des émissions de gaz à effet de serre plus faibles et à des résultats positifs pour la santé par rapport aux régimes alimentaires actuels dans l’UE. »souligne l’étude.

Réduire la consommation de moitié viande (aujourd’hui, la moyenne de l’UE est de 70 kg par habitant et par an) et les produits laitiers est le scénario préférable si l’on tient également compte des avantages sociaux à grande échelle. En fait, éliminer complètement ces aliments donnerait de meilleurs résultats en termes de pollution azotée, même de 84 %, mais ce scénario n’offre pas « des bénéfices nets pour la société lorsque les bénéfices environnementaux sont contrebalancés par la rigueur des actions nécessaires ».

« La hausse sans précédent des prix de l’énergie, des engrais et des produits alimentaires à partir de 2021 met en évidence la nécessité de remédier à la vulnérabilité du système alimentaire actuel »explique Adrien Leippremier auteur du rapport. « Les régimes à base de plantes nécessitent moins de terres et d’engrais, réduisent la consommation d’énergie et augmentent notre résilience face aux multiples crises actuelles : alimentaire, énergétique, climatique. Libérer des terres pour restaurer les habitats contribuerait à répondre aux crises du climat et de la biodiversité. »

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