L’avenir de la mer n’admet pas de divisions artificielles entre les acteurs de la conservation
Le Mexique a pris un engagement historique envers la communauté internationale : protéger au moins 30 % de ses mers d’ici 2030. Il ne s’agit pas d’un objectif symbolique. Il s’agit d’une décision stratégique face à la crise climatique, à la perte accélérée de la biodiversité et à la pression croissante sur nos pêcheries et notre faune. La réalisation du 30×30 nécessite une vision de l’État, des instruments solides et la maturité nécessaire pour intégrer différentes voies vers le même objectif.
En Basse-Californie du Sud, la proposition de réserve de biosphère de Dos Mares a ouvert une conversation nécessaire sur la manière de protéger l'un des systèmes marins les plus riches de la planète. Cette conversation ne doit pas être considérée comme une compétition entre chiffres, mais comme une opportunité de concevoir un modèle global dans lequel la conservation et le bien-être des communautés se renforcent mutuellement.
Les zones marines formellement protégées par décrets offrent une sécurité juridique à long terme. Ils établissent des limites claires, un zonage écologique, des objectifs de conservation définis et des règles qui transcendent les administrations. Ils permettent de protéger les habitats critiques, les zones de reproduction, les espèces clés, les corridors écologiques et, en même temps, assurent la stabilité des communautés qui dépendent de la mer.
Dans le même temps, des chiffres tels que les zones de prospérité marine peuvent devenir des outils précieux pour intégrer les communautés, renforcer la pêche durable, stimuler les économies locales et démontrer que la conservation n’est pas un frein au développement, mais plutôt sa base. Bien conçus, ils peuvent favoriser la co-gouvernance, l’innovation productive et la résilience sociale au sein d’un corridor marin stratégiquement planifié.
L’expérience internationale montre que lorsqu’une forte protection écologique est combinée à de véritables mécanismes de prospérité communautaire, les résultats sont plus durables. Des écosystèmes sains augmentent la biomasse, stabilisent la pêche, attirent le tourisme naturel et renforcent les économies locales. En Basse-Californie du Sud, où le capital naturel soutient une grande partie du tourisme et de l’identité régionale, cette relation est évidente.
Le Mexique a la possibilité de montrer la voie avec un modèle qui articule la science, les communautés, le secteur privé et l’État. Un corridor marin bien conçu, basé sur une proposition comme Dos Mares, peut protéger des zones de haute importance écologique, permettre des utilisations durables dans les zones tampons et générer des avantages économiques tangibles pour les communautés côtières. Ce n’est pas une théorie ; Il s’agit d’une stratégie qui a fait ses preuves dans d’autres régions du monde.

L’engagement 30×30 ne se mesure pas seulement par la superficie protégée, mais par l’efficacité, la gouvernance et les résultats écologiques et sociaux. Le débat ne doit donc pas se concentrer sur le choix d’un chiffre unique, mais sur la construction d’un système cohérent dans lequel chaque instrument apporte le meilleur de lui-même.
Les zones marines protégées offrent une sécurité juridique et une conservation à long terme, tandis que les zones marines de prospérité peuvent contribuer à l'intégration sociale et au dynamisme économique. L'icône Autres mesures de conservation efficaces par zone et d'autres chiffres de la conservation apportent innovation et participation locale.
Ensemble, ils peuvent former un réseau de protection et de prospérité qui renforce la sécurité alimentaire, le tourisme responsable et la résilience climatique au Mexique.
Aujourd’hui plus que jamais, le pays doit reconnaître que protéger le capital naturel, c’est protéger le capital économique et social. La santé de la mer est la base de la prospérité côtière. Et la prospérité, bien comprise, peut devenir la meilleure alliée de la conservation. L’avenir de la mer n’admet pas de divisions artificielles.
